Sauver l'économie des conséquences du coronavirus en la figeant

Sauver l’économie des conséquences du coronavirus en la figeant

Protéger l’économie est une des missions les plus compliquées des gouvernements du monde entier par les temps qui courent. Une des façons de prévenir de plus graves conséquences que celles qui existent est de la figer.

Le coronavirus n’attaque pas que la santé

La France choisit cet axe de manœuvre qui est de figer l’économie, pour tenter de sauver ce qu’il en reste. Alors que les bourses s’effondrent et que les commerces et les entreprises ferment les unes après les autres, afin de ne pas sombrer vers un point de non-retour le gouvernement français prend des mesures. Entre autre, il s’agit de débloquer des fonds exceptionnels de soutien et de figer les cotisations de charge des entreprises.

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Faisons preuve d’esprit solidaire, de sens des responsabilités.

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Le coronavirus a fait en France presque 200 morts et un peu moins de 7000 cas sont recensés comme étant contaminés. Soyons conscients qu’il doit s’agir de plus de cas de contaminés puisque depuis le passage au stade 3 de gestion de crise, les personnes ne sont plus dépistées.

La France affirme son soutien économique pour tous

Hier soir à 20h, le Président de la République a fait un discours très solennel et à pris des mesures à la hauteur de la pandémie. C’est un confinement pour un minimum de deux semaines pour les français. Concernant l’économie, le Président Emmanuel Macron a décidé un report des charges fiscales et sociales pour les entreprises et les indépendants. C’est également un gel du remboursement des prêts des entreprise qui est mis en place. Il rassure tous les français aussi lorsqu’il annonce un report des impôts et la suspension des reformes. Lorsque la France retournera à la normale, des rappels échelonnés seront mis en place.

Comme en temps de guerre, pour l’économie

Lorsque le Président de la République insistait sur le fait que nous étions en guerre, il faisait sûrement aussi allusion au crash boursier. Comme en temps de guerre, l’économie se retrouve face à un risque de récession. Pour le moment, les bourses du monde entier subissent un ralentissement grandissant. Les mesures qui avaient été mises en place par les banques centrales lors de la crise de 2008 sont alors appliquées. Mais à situation inédite, mesure inédite. Comme pour le report du second tour des élections municipales. Normalement le second tour ne doit pas se tenir si éloigné du premier et c’est une règle constitutionnelle. Or, les politiques ont pris le pas sur les règles les plus élémentaires car c’est une crise sans précédents que nous vivons.

Fermetures massives des entreprises industrielles

Dans les secteurs de l’aéronautique et dans ceux de l’automobile, c’est un véritable désastre. Les usines annonçaient en début de semaine leurs arrêts de production. PSA, Fiat Chrysler, Michelin et Renault stoppent leurs industries en France et en Europe pour une durée indéterminée, liée à la crise sanitaire du coronavirus. Ensuite, c’est l’industrie aéronautique qui est en train de s’arrêter. En fonction des directives gouvernementales qui appliquent la fermeture des frontières dans plus en plus de pays à travers le monde, les aéroports se vident. Air France, par exemple, annonçait hier la réduction de 70 à 90% de ces activités. Même si l’empreinte carbone va réduire c’est un coup dur pour l’économie dans le monde entier. Les arrêts de production sont graduels mais significatifs. Des mesures inédites sont à prévoir pour l’après coronavirus afin de relancer la machine.

Les gouvernement des pays Européens sont sur le coup

Les pays de l’union européenne sont interdépendant en terme d’économie. Ayant adopté la même monnaie notamment et partageant un bon nombre de grandes entreprises industrielles. Les 27 ministres des finance des pays membres se sont réunis hier en visioconférence pour discuter de cette situation qu’ils jugent gravissime. Ils utilisent des termes forts pour décrire cette crise économique engendrée par le coronavirus et sa propagation fulgurante. Les ministres des finances de l’Europe tentent de trouver des solutions de riposte aux conséquences dévastatrices de la crise et insistent sur le fait que ce crash est comparable à celui qui pourrait se produire en situation de guerre. Ils se sont également entendus sur le fait que les mesures prises par chaque pays individuellement ne sauraient être empêchées par celles que prendra l’union européenne.

La récession n’est pas très loin

Pour beaucoup de spécialistes en économie, la récession approche. Nous constatons déjà un ralentissement grandissant de la croissance due aux arrêts dans le monde industriel. Le coronavirus a des conséquences dramatiques sur l’économie des pays du monde entier. Mais qu’est-ce qu’implique la récession ? Elle implique une chute du PIB, Produit Intérieur Brut. Il ne s’agit pas d’une simple « dépression économique » selon les spécialistes. Pourtant il peut être possible de l’éviter. En effet, les 27 ministres des finances de l’union européenne se démènent pour trouver des solutions inédites et adaptées à ce phénomène. Le coronavirus force l’arrêt de l’économie alors une des mesures prises est déjà de la figer autant que possible. À eux de voir par la suite comment reprendre au mieux la croissance.

Mauvais pour économie mais bon pour la planète ?

Pour les optimistes qui pensaient que le crise sanitaire en cours allait permettre aux pays touchés de repenser leurs productions pour faire respirer la planète, c’est un non. Il y a en effet de grande chance que l’objectif par la suite soit de rattraper le retard accumulé. Nous voyons bien au fur et à mesure de la crise liée au coronavirus comment les décisions s’enchainent et ce qui les motivent. C’est d’abord la santé qui fait réagir puisque sans population, la politique n’a pus de sens. C’est donc logiquement que la deuxième priorité revient au monde politique puisqu’il s’git de mettre ne place des mesures rapides et efficaces qui serviront la santé. Et c’est enfin l’économie qui se trouve derrière les priorités une et deux. Sans population et sans lois, comment faire du chiffre ? C’est bien l’économie qui dirige le monde et pas le monde, la planète, qui dicte ses lois. Même si en toute logique, sans elle nous ne serions même pas là pour tomber malades, pour vivre et pour consommer quoi que ce soit.

Julie Bourdin
Julie Bourdin - Rédactrice web passionnée par la culture et par l’actualité. Je me fais un devoir de tenir mes lecteurs informés sur les dernières news.