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Quel sera le sort des réfugiés durant la pandémie du covid-19 ?

Une issue dramatique se dessine pour les réfugiés alors que la pandémie fait rage à travers le monde. Le coronavirus n’ayant pas encore trouvé de vaccin ou de remède adapté, les mots d’ordres sont au confinement pour éviter la propagation de la maladie et les surcharge des hôpitaux. Il se pourrait que parmi les populations de réfugiés dans les camps, ce soit un véritable désastre humain.

 

Les réfugiés, des proies faciles pour le coronavirus

Les réfugiés du monde entier sont déjà soumis à rude épreuve. Les camps où ils sont regroupés ne permettant pas l’accès à une hygiène élémentaire notamment. L’épidémie du coronavirus ne va pas les épargner et va s’ajouter à leurs maux. Leurs conditions de vie n’en sont pas, ce sont des conditions de survie… Selon les groupes d’aide humanitaire à travers le monde, les camps de réfugiés sont exposés à un sinistre sans précédent. Ces personnes qui ont quitté leurs pays pour tenter de sauver leurs vies, la plupart pour échapper à la guerre, ne pensaient pas devoir vivre une nouvelle guerre contre un ennemi invisible. Les organisations humanitaires annoncent une catastrophe concernant ces populations. Arrivant de Syrie ou de l’Ouganda notamment les camps de réfugiés du monde entier se retrouvent de nouveau menacés.

Le coronavirus se propage très rapidement dans les populations rassemblées en grand groupe, comme celle des camps

Le virus se propage très rapidement et les personnes de ces camps vivent dans des conditions qui ne permettent pas d’éviter la propagation du virus. Les populations de réfugiés et les organismes humanitaires sont en danger de mort. Ils sont en effet très exposés car les camps sont surpeuplés et vraiment très rudimentaires, voire médiocres. Puisqu’il est tout à fait impossible de mettre en place des mesures barrières efficaces, ou des zones de confinement qui auraient du sens dans les camps. Alors que les spécialistes s’alarment, ils prennent aussi le temps de réfléchir à la meilleure façon d’agir face à ce problème. Comment savoir à quel point le virus s’est propagé ? Ou le nombre de cas infectés au civid-19 ? Mais ils sont aussi conscients qu’il ne s’agisse que d’une question de temps avant que tous soient contaminés. Il faudra vite trouver une solution pour protéger les population des camps de réfugiés. Sans cela, les populations des pays s’exposent à de lourdes conséquences.

 

Un véritable massacre pourrait avoir lieu si rien n’est fait au niveau international

Cette situation est alarmante car non seulement ce serait un désastre humanitaire au sein de ces populations, ce serait aussi prendre le risque que les mesures de confinements des pays d’accueil soient inefficaces contre la propagation du coronavirus. Les réfugiés doivent être protéger et rapidement pour ne pas compromettre le succès des mesures misent en place dans cette guerre contre le covid-19. C’est l’humanité tout entière qui doit faire face d’un seul front commun. Le HCR, Haut Comissariat des Nations Unies lance un appel à l’aide aux gouvernements.  Il demande 33 millions de dollars d’aide afin de fournir des protections, des kits d’hygiène, d’installer des équipements sanitaires et lancer une formation des agents de santé sur place.

Les zones de guerre ne pourront pas gérer la crise sanitaire sans hôpitaux

De plus, pour rajouter au suspense du scénario catastrophe, les camps de réfugiés situés proche de villes qui n’auraient pas développé suffisamment leurs domaines médicaux pourraient provoquer des conséquences abominables. Il est difficile d’envisager une issue positive si rien n’est fait pour leur venir en aide. N’oublions pas que dans les zones de guerre, de nombreux hôpitaux ont carrément été détruits. C’est un désastre sans précédent qui s’annonce puisque le virus pourrait repartir de plus belle dans ces zones malgré les mesures gouvernementales mises en place dans les villes ou pays limitrophes.

Aussi, les réfugiés de guerre ne sont pas tous pris en charge dans des camps. Beaucoup de personnes se retrouvent dans les rues, à trouver des abris pour la nuit dans des tentes ou des bâtiments en ruine. Toutes ses personnes sont à l’air libre et potentiellement contaminées et capables de propager le virus sur leur route. Et même si toutes ces personnes isolées étaient ramenées en camp de réfugiés, les camps sont tellement surpeuplés que ce serait comme d’amorcer une bombe. L’OMS, Organisation Mondiale de la Santé, assure se préparer à gérer cette crise. Son porte-parole, Heddin Halldorsson, affirme préparer l’envoi massif de kits d’hygiène. Mais cela sera-t-il suffisant ? La Syrie doit se préparer à une contagion spectaculaire dans peu de temps.

 

Appel à l’aide généralisé des organismes humanitaires aux gouvernements du monde

L’organisation des Médecins sans frontières s’alarme elle aussi. Les camps de l’île de Lesbos, au large de la Grèce, sont en grave danger. Elle alerte l’opinion publique sur le fait que les autorités locales ne soient pas du tout préparée à la gestion de l’épidémie de coronavirus. Ils ajoutent que contenir l’épidémie sera tout simplement impossible.

Au Yémen aussi la guerre a fait des ravages qui ne permettront pas au territoire de délivrer des soins adaptés pour gérer la crise sanitaire encore latente. Souvenons-nous qu’en 2017 déjà, le pays n’avait pas pu faire face à une épidémie de choléra. Ils font face au coronavirus comme tentant de combattre un lion en étant armé d’un bout de bois.

Les mesures de confinement et les fermetures des frontières condamnent les camps de réfugiés

Les pays du monde entier sont conduit à fermer leurs frontières pour limiter la propagation du coronavirus et la surcharge des hôpitaux. Cela ne va pas aider les réfugiés à trouver de l’aide, leur situation ne va qu’empirer si rien n’est fait. Nous ne pouvons pour autant pas fermer les yeux sur leur sort, pour eux et pour nous. Avec l’intensification du coronavirus, les groupes humanitaires s’organisent comme ils peuvent. Ils effectuent des tour de rôle, en intérieur et en extérieur, tous les mois pour tenter de ne pas propager le covid-19. Mais ils ne peuvent pour l’instant pas recevoir de « sang neuf » dans leurs équipes puisque ce sont potentiellement des personnes contaminées. Les voyages vers les camps sont donc suspendus. Alors comment cette situation va-t-elle se résoudre sans une grande catastrophe humaine ?

Julie Bourdin
Julie Bourdin - Rédactrice web passionnée par la culture et par l’actualité. Je me fais un devoir de tenir mes lecteurs informés sur les dernières news.