Mimie Mathy est au centre d’une grave polémique et sandale "Beurette de banlieue"

Mimie Mathy est au centre d’une grave polémique et sandale « Beurette de banlieue »

Mimie Mathy est une grande comédienne et elle a l’habitude d’être au centre de l’attention. Mais une attention de ce genre, elle s’en serait bien passée. En effet, elle est au centre d’une grave polémique ! En cause, des propos jugés racistes et employés dans Joséphine, ange gardien. Les termes « beurette de banlieue » sont utilisés dans le résumé d’un des épisodes et les réseaux sociaux s’insurgent.

Mimie Mathy tombe de haut en découvrant que Joséphine, ange gardien est la source de polémiques

Mimie Mathy ne pensait certainement pas se retrouver au centre des polémiques ce week-end. Mais le dernier dimanche du mois de mai restera marqué par cette prise de conscience populaire. En l’espace de quelques heures, un hashtag « TF1 Raciste » s’est retrouvé en tête des tendances sur Twitter. Et vous savez bien que pour se retrouver si rapidement en tendance, c’est que de très nombreux internautes se sont exprimés en utilisant ce hashtag.

TF1 n’était pas non plus préparé à recevoir autant de critiques. Mais la chaîne a laissé passer des propos choquants. Pour voir et revoir les épisodes des séries de TF1, vous devez vous rendre sur le site internet MyTF1. Il vous est alors proposé de retrouver de nombreux programmes en replay. Et c’est là que le drame se joue. C’est sur le résumé qui décrit un épisode de Joséphine, ange gardien que les mots « beurette de banlieue » sont utilisés. Des propos pour le moins péjoratifs, si ce n’est femme outranciers.

Les réseaux sociaux ne laissent plus passer de tels propos

Les internautes ne laissent pas passer cette injustice de plus. Car l’actualité du monde entier pousse les populations à agir. Il est partout question de racisme et de discrimination. Bien que les inégalités sont révoltantes pour la plupart d’entre nous, les actions sont rares. En effet, personne ne fait vraiment grand chose pour que cela change. Cependant, nous sommes dans une période il se révèle propice de prendre la parole. De passer à l’action, et pas seulement pour dire que nous ne sommes pas concernés mais pour défendre les personnes opprimées et renoncer aux privilèges mis en place pour les diminuer. Depuis le meurtre de Georges Lloyd aux États-Unis, les voix s’élèvent pour dénoncer le racisme ambiant de nos sociétés.

Les dangers de la banalisation de propos outranciers

Le phénomène grandit sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, sur Instagram, dans les rues, partout où il peut être utile. Et la pauvre Mimie Mathy n’a évidemment rien à voir avec les propos tenus pour décrire l’épisode dans lequel elle a joué. Heureusement, les internantes semblent ne pas s’en prendre à elle personnellement. Ils sont plutôt très en colère contre TF1. Parce que banaliser ce genre de propos c’est jouer le jeu des racistes. Les mots comptent et c’est par eux que l’on déterminent si le respect opère. Et effectivement, nous pouvons constater que le respect est absent lorsque les termes « beurette de banlieue » sont utilisés.

Les propos peuvent être qualifiés de racistes, de misogynes et de dégradants. Ils sont malheureusement utilisés pour décrire les femmes d’origine maghrébine. Encore plus grave, personne n’ignore ce que ces termes décrivent. C’est dire à quel point notre société est hypocrite si elle tente de se défendre d’utiliser ses propos pour rabaisser ses femmes. Et pour enfoncer le clou, l’épisode en lui même est une histoire remplie de clichés. C’est celle d »une jeune femme d’origine maghrébine qui va se faire sauver par un homme blanc. C’est en effet plutôt misogyne que de mettre en scène des femmes en danger qui ne peuvent s’en sortir que par l’arrivée d’un homme dans leurs vies. Il est vrai aussi que de voir ce genre d’histoire sur une chaîne nationale française en 2020 a de quoi choquer.

Glissement sémantique

Le terme de « beurette » a été inventé dans les années 1980 par les descendants français d’immigrés du Maghreb. Mais petit à petit, le terme est devenu très péjoratif. C’est dans les années 2000 que c’est officiel, le terme de « beurette » est plus une catégorie de films qui ne sont pas pour les moins de 18 ans. Ce faisant, en plus de devenir raciste, le terme est également devenu misogyne. En employant le terme de « beurette » on dénigre à la fois les femmes et à la fois les personnes issues de l’immigration, du Maghreb vers la France. C’est ce que l’on appelle un glissement sémantique. Ce genre de glissement opère parce que les mots sont vivants par nos langages. Et il vient enfermer en son sens un imaginaire collectif qui vise à opprimer les femmes et les personnes d’origine maghrébine.

Quand les termes « beur » ou « beurette » ont été inventés, ils l’ont été pour récupérer celui d' »arabe » devenu péjoratif à force d’utilisations par des personnes sans respect. Les glissements de sens des mots existeront toujours dans les langues vivantes. Et ils sont les indications de mœurs populaires parfois choquantes.

Twitter, vecteur des internautes en lutte contre la discrimination

Mimie Mathy ne se doutait certainement pas qu’un résumé d’un des épisode de la série dont elle est le personnage principal ferait autant de remue-ménage. Mais les réseaux sociaux libèrent la parole. Parfois ce n’est pas très productif et parfois cela devient un mouvement pertinent. Le réseau social Twitter est en effet habituellement le théâtre de joutes verbales interminables. Cependant, le terme de social prend également tout son sens. Car les citoyens de toute part peuvent prendre part à un débat de société. C’est en quelque sorte une place publique où chacun peut avoir son mot à dire. Pourvu que ce débat permette de remettre les idées de tous au clair. Car certains mots ou expressions peuvent être de véritables armes.

Julie Bourdin
Julie Bourdin - Rédactrice web passionnée par la culture et par l’actualité. Je me fais un devoir de tenir mes lecteurs informés sur les dernières news.