L'avortement enfin autorisé en Nouvelle-Zélande!!!

L’avortement enfin autorisé en Nouvelle-Zélande!!!

  • Julie Bourdin
  • 18 mars 2020

L’avortement: La Nouvelle-Zélande marque une date importante de son histoire aujourd’hui et du droits des femmes à disposer de leurs corps.

Le vote a eu lieu ce mercredi 18 mars 2020 pour légiférer sur l’autorisation de l’avortement dans le pays.

 

L’avortement n’est plus un délit en Nouvelle-Zélande

Considéré comme un crime jusqu’à aujourd’hui l’avortement était évidemment déjà pratiquer par les femmes de la Nouvelle-Zélande. Avant ce jour, les femmes souhaitant recourir à l’interruption de leurs grossesses passaient en procès pénal. Ainsi, elles étaient contraintes à devoir prouver que leurs grossesses entraînait des risques pour leurs santés physiques ou mentales. C’est une date historique pour la Nouvelle-Zélande. Depuis aujourd’hui il est désormais légal de se faire avorter dans un relais de 20 semaines, au maximum, de grossesse. De plus, même au delà de la vingtième semaine elles peuvent recourir à un professionnel du domaine médical pour obtenir une approbation de la procédure.

Le vote pour autoriser l’avortement est passé, marquant l’histoire du pays

Le Parlement a voté cette loi ce jour avec un scrutin de 68 voix contre 51. Cela prouve que les mentalités évoluent doucement. En effet, cette victoire n’est pas faite d’une écrasante majorité mais l’important c’est qu’elle soit passée. Le droit des femmes à disposer de leurs corps est essentiel dans une démocratie. C’est grâce notamment au combat de Margaret Sparrow, âgée aujourd’hui de 84 ans, que ce vote s’est tenu pour faire respecter ce droit. En effet, depuis ses 21 ans elle se bat pour le droit à l’avortement. À cette époque là, elle s’est faite avorter. Elle a du boire une collation qui lui a entraînée des contractions jusqu’à la perte de l’embryon. Cette procédure est très dangereuse et était à l’époque illégale. De plus, c’était socialement et moralement tout à fait inacceptable dans le pays à ce moment là. Margaret Sparrow est médecin et a dédié sa vie à faire de l’avortement un droit pour les femmes.

 

Un long combat qui trouve une issue positive, en Nouvelle-Zélande

En 1977 en Nouvelle-Zélande, l’avortement était réglementé par la loi sur les délits. Aujourd’hui l’avortement relève exclusivement du domaine de la santé. Margaret Sparrow voit cela comme une réelle victoire historique et espère que ce vote sera bien mis en place. Il n’est plus désormais nécessaire pour les femmes enceintes souhaitant se faire avorter de passer devant la cour pénale pour expliquer que leurs grosses entraînent des complications et des risques physiques ou mentaux. C’est cela la victoire. Le combat continue et continuera toujours pour faire respecter les droits, personne ne doit l’oublier. La nouvelle loi supprime, donc, les obstacles légaux aux femmes sur le recours à l’avortement.

L’évolution des mœurs est plus lente que l’évolution des lois

Cette question de l’avortement était dans les têtes de la population de toute façon. Et il est était temps de la ratifier. En effet, les femmes qui ne pouvaient pas continuer leurs grossesses devaient mentir, avoir recours à des moyens illégaux et moins sécuritaires. Mais aussi depuis l’élection en 2017 de Jacinda Ardern puisque c’était une des promesses de son programme lors de son élection de faire étudier cette loi. L’autorisation et l’encadrement légale pour la liberté des femmes à disposer de leurs corps et donc à se faire avorter permet de les protéger. Elles n’auront plus besoin de mentir ou de prendre des risques inconsidérés. La première ministre Jacinda Ardern a donc bien tenu parole.

 

L’avortement en France, notre histoire

L’avortement est un droit en France mais il est toujours critiqué. La loi Simone Veil qui encadre l’avortement en France est assez récente puisqu’elle date de 1975. Et même à l’époque, la victoire était tintée d’un retour en arrière probable car le vote pour l’autorisation de l’interruption volontaire de grosses (IVG) était assortie de cinq ans d’expérimentation. C’est en 1979 que la loi pour l’autorisation de l’IVG en France a été reconduite sans limite de temps. Le discours de Simone Veil résonne encore dans le cœur de nombreux et nombreuses défenseurs des droits des femmes. L’histoire aussi se rappelle du combat pour la ratification de la loi Veil. Ce sont pas moins de 25 heures de débats qui se sont tenus avant sa ratification. Il a eu lieu à l’époque autour des 3h du matin et a emporté la majorité des voix. La loi encadrant l’interruption volontaire de grossesse fut alors promulgué au début de l’année suivant les débats en 1975. C’est aussi grâce à une loi encadrant la contraception qu’elle a pu voir le jour.

Le combat n’est jamais finit lorsqu’il s’agit de défendre les droits

En France, l’IVG est libre et gratuit depuis 1982. Et malgré ces plusieurs années d’existence, il y a encore des associations de personnes souvent religieuses et conservatrices qui militent pour sa suppression pure et simple. Le mouvement pro-vie notamment, ou encore anti-avortement ou anti-IVG. Ces mouvements trouvent leurs origines déjà lors des années de la ratification de la loi Veil. Des opposants de l’époque ont su rassembler autour de ces idées archaïques et la milice est toujours active aujourd’hui. Elle a même connue un nouveau souffle lors des votes pour autoriser le mariage entre personnes du même sexe ou encore lors des questions autour de la procréation médicalement assistée (PMA). La racine des idées de ce genre vient souvent soutenue par des conceptions religieuses. Ils disent protéger la vie mais ne se rendent absolument pas compte qu’ils ne défendent que leurs propres conceptions de la vie. Ces personnes ne sont pas capables de concevoir que d’autres personnes ne puissent pas se ranger derrière leurs idéologies.

Violences récurrentes

Si en France il s’agit de polémiques et de manifestations, aux États-Unis les manifestations pro-vie donnent lieux à des violences. Les mouvements pro-vie entendent défendre leurs convictions allant parfois jusqu’à organiser des attentats à la bombe dans les centres d’avortements. C’est inconsidéré et va à l’encontre de leurs convictions en tout logique puisque s’ils se disent pro-vie ils devraient être pacifiques. Certaines de ces personnes se voient comme dans un combat divin pour défendre la vie des embryons. Ils ont le sentiment de faire quelque chose de juste en menaçant et en tentant d’assassiner les médecins qui pratiquent des avortements.

Julie Bourdin

Julie Bourdin - Rédactrice web passionnée par la culture et par l’actualité. Je me fais un devoir de tenir mes lecteurs informés sur les dernières news.


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