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La recherche pour le vaccin du COVID-19 avance ! (Virus)

Les premiers tests ont été effectués hier sur des américains à Seattle. Survivre à la pandémie en quarantaine c’est une chose mais il faudra également prévenir une nouvelle vague de ce nouveau virus en créant un vaccin efficace. Et trouver un moyen efficace pour soigner les personnes atteintes.

Un vaccin pour le COVID-19

Les essais et les recherches se multiplient à travers le monde. C’est une véritable course, pour trouver un traitement ou un vaccin, qui se joue entre les pays atteint par la pandémie. Les États-Unis sont bon premier comme toujours et espèrent le rester. C’est dans ce contexte sans précédents de crise sanitaire liée au coronavirus que les autorités sanitaires américaines ont annoncé avoir commencé des tests sur des personnes. C’est une première palette de 45 participants volontaires qui se sont vu administré le vaccin en élaboration.

Tests et analyses

Pour savoir si le vaccin testé est efficace et sans dangers, les participants volontaires américains devront atteindre encore pas mal de temps. En effet, l’injection et la disparition des symptômes ne suffiraient pas à déterminer le fonctionnement en bonne et due forme du vaccin. Les États-Unis, et leurs spécialistes en cours de test, ont indiqué qu’il faudrait attendre environ un an et demi pour valider le vaccin si tout se déroule comme ils le souhaitent. Le vaccin en question porte la nom de mRNA-1273. Il a été développé par une équipe de scientifiques de l’entreprise de biotechnologies de Moderna, basée à Cambridge au Massachusetts. Pour les aider, une équipe de scientifiques du NIH, National Institute of Health (institut national de la santé), a aussi rejoint le projet d’élaboration du vaccin.

Les scientifiques américains en première ligne seront en charge de suivre l’évolution des patients volontaires à l’injection. Que ce soit au niveau des symptômes apparents des personnes mais aussi au niveau cellulaire évidemment. Rien ne doit perte laissé au hasard pour valider l’efficacité du vaccin.

Tous les pays du monde, ou presque, dont dans la course aux remèdes

En effet, tous les pays s’y mettent ou en tout cas tous les pays qui en ont les moyens. Ce sont donc les pays les plus « développés » économiquement qui mène la course en tête. Les États-Unis en tête de cortège, ont donc commencé les tests sur une palette de 45 personnes depuis hier. Si les recherches battent leurs pleins pour trouver un vaccin contre le coronavirus, c’est qu’il n’existe encore à l’heure actuelle aucun traitement reconnu. C’est donc avec soulagement que les scientifiques du monde entier constate la rapidité avec laquelle vient d’être lancée cette série de tests du vaccin à Seattle.

Il y a urgence. La recherche de remèdes et d’un vaccin doit être un impératif comme le confinement et le soin des malades dans les hôpitaux. En effet, les chiffres continuent de grimper et depuis ce matin, le nombre des morts liées au coronavirus a dépassé les 7 000. C’est une véritable guerre contre un ennemi invisible qui fait rage dans le monde.

En Chine les recherches avancent aussi

L’Asie, et la Chine en particulier, n’est pas en reste concernant les avancées médicales sur le sujet. Reconnue comme le premier foyer de développement du coronavirus, la Chine est forcément en avance sur les recherches. Mais elle l’est aussi sur les tests. En effet, ce sont de nombreux groupes pharmaceutiques et de laboratoires à travers le monde qui tentent de découvrir le remède les premiers. Ainsi, le traitement antiviral « remdesivir » est à l’essai en Chine. Il a été créé par l’entreprise Gilead Sciences. Ils seraient à la dernière phase des essais cliniques alors que les États-Unis en sont à la première. Cependant, il ne sera pas possible, comme pour le vaccin testé en ce moment à Seattle, de savoir avant un bon moment si les traitements se sont avérés efficaces.

La course au vaccin ne respecte pas toujours toutes les règles

Et oui, qui dit course dit vainqueur et certains sont prêts à tout pour gagner. Ainsi, les États-Unis sont accusés par Angela Merkel de vouloir réserver aux américains un vaccin en cours de développement en moment en Allemagne. Donald Trump ne peut pas vouloir un vaccin en exclusivité. Le monde entier doit être solidaire et ce sont des fonds de subvention allemands qui sont alloué au laboratoire en question. Pour Angela Merkel, c’est alors essentiel que le vaccin soit développé en Europe en tant que place centrale et forte. Pour elle, les résultats de cette recherche ne doivent pas se vendre au plus offrant ni faire l’objet d’une exclusivité. Les laboratoires allemands sont tous en recherche active de remèdes et d’un vaccin. Le laboratoire allemand au cœur de cette polémique est CureVac et se situe à Tübingen. Cette entreprise pharmaceutique affirme être à seulement quelques mois de pouvoir présenter un projet de vaccin qui pourrait être soumis à validations cliniques.

Les États-Unis et la soif de victoire

Les États-Unis répondent à cette accusation en la tournant en dérision. Il a pourtant été prouvé par des journalistes ces derniers jours que Washington aurait communiqué avec pas moins de 25 laboratoires pharmaceutiques. Et cela sous couvert d’anonymat. De quoi susciter des interrogations et des préoccupations. La chancelière allemande a donc très bien fait de partager avec les médias l’accusation qu’elle profère contre le Président des États-Unis.

Selon la majorité des médias, si Donald Trump a tendance à prendre cette course au vaccin très au sérieux ce serait plus pour gagner des points avant les élections que pour sauver le monde. Sinon comment expliquer sa volonté de récupérer les résultats en exclusivité ? Ainsi, le président du parti libéral allemand attaque Donald Trump de front en indiquant que ce ne soit pas étonnant que tous les moyens soient bons pour obtenir un vaccin en ces temps d’élections américaines. Il ajoute enfin que la lutte contre la pandémie du coronavirus concerne l’humanité dans sa totalité et qu’il n’y a pas de place pour l’égoïsme. La société CureVac a refusé les avances des États-Unis et c’est comme cela que cette histoire s’est ébruité. Ce refus a été salué par les membres du gouvernement allemand.

Julie Bourdin
Julie Bourdin - Rédactrice web passionnée par la culture et par l’actualité. Je me fais un devoir de tenir mes lecteurs informés sur les dernières news.