Christophe Castaner revient sur une erreur commise pendant la pandémie par le gouvernement un manque de clarté

Christophe Castaner revient sur une erreur commise pendant la pandémie par le gouvernement « un manque de clarté »

Christophe Castaner tente de changer le cap sans faire chavirer le navire. Les français ont bien compris que le pays était en pénurie de masques et que c’était pour cacher ce fait que le gouvernement a expliqué aux français leur inutilité voire leur dangerosité. Cependant, les masques sont à présent fortement conseillés puisqu’ils permettent une certaine protection. Ce premier discours à propos des masques, n’avait-il que pour objectif de ne pas faire apparaître le gouvernement comme incompétent ? C’est en tout cas un des sujets sur lequel les ministres font preuve de contradiction.

Christophe Castaner s’explique sur les contradictions gouvernementales à propos des masques

Christophe Castaner, interviewé sur les chaînes de télévision, le ministre de l’intérieur est questionné à propos des masques. La pénurie a enfin été évoqué par le gouvernement. Jusqu’alors niée, la pénurie est à présent assumée comme ayant touchée tous les pays du monde. Si ce n’est pas qu’une erreur de la France, cela semble plus facile de faire passer le message. De plus, il affirme que ce n’est plus le cas de la France aujourd’hui. Mais les français ne sont pas dupes. Depuis le début de l’épidémie, les masques ont cruellement manqué dans les hôpitaux notamment, de même que d’autres équipements de soin et de protection. Interrogé notamment sur LCI et RTL, Christophe Castaner tente de faire passer les contradictions gouvernementales comme « un manque de clarté ».

Masques inutiles ou trop peu de stock pour tout le monde ?

Mais il se veut aussi plus franc. En effet, si le gouvernement a nié l’efficacité des masques pour le grand public, c’était simplement pour les réserver aux personnels hospitalier an priorité. Les soignants sont en effet confronté quotidiennement à des personnes malades et contagieuses. Sans masques, le France devrait déplorée d’avantage de pertes humaines et auraient encore moins de bras disponibles dans les hôpitaux. Une évidence pour les français que celle de protéger les soignants en priorité car ce sont eux qui sauvent des vies. En confinement, nous ne pouvons les aider qu’en restant chez nous pour ne pas permettre au virus de continuer à se propager rapidement. Et dimanche 3 mai, Christophe Castaner revient sur cette affaire en justifiant que le gouvernement n’a « pas été assez clair ».

C’était pourtant très clair lorsque Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, indiquait au micro de Jean-Jacques Bourdin ne pas savoir utiliser un masque. Elle disait également que les stocks étaient en place mais nous savons aujourd’hui que cela n’était pas suffisant.

Christophe Castaner défend les propos des ministres en revenant sur son rôle qui n’est que de garantir la protection de la population

Gérard Collomb, le prédécesseur de Christophe Castaner au poste de ministre de l’intérieur, demande des explications au gouvernement à propos de ces déclarations contradictoires autour des masques. Car pour beaucoup de françaises et de français, il s’agit purement d’un mensonge. Un mensonge dangereux qui n’avait que pour objectif de dissimuler la pénurie de masques au grand public, et tenter de ne pas inquiéter les foules ni de perdre trop de points de confiance chez la population. Christophe Castaner répond alors que la pénurie était réelle mais mondiale. La gestion du gouvernement français ne doit alors pas être mise en cause. De plus, pour expliquer les changements de cap du gouvernement, il invoque les changements de cap de l’OMS.

L’organisation mondiale de la santé aurait elle aussi eu des positions différentes à propos du port du masque. D’après Christophe Castaner, cette dernière ne conseillait pas le port du masque systématiquement. Mais depuis que c’est la cas, le gouvernement lui emboîte le pas. Pourtant l’OMS conseille également la fermeture des écoles jusqu’en septembre, ce qui ne sera pas retenu par le gouvernement français qui souhaite les rouvrir progressivement à partir du 11 mai. Mais Christophe Castaner est prudent. En parlant de l’OMS, il parle aussi des professionnels de santé et de l’Académie de médecine. Et dans le lot, il est tout à fait possible que certains aient conseillé le gouvernement de ne pas rendre systématique le port du masque. Car l’OMS n’a effectivement jamais changé de discours à ce sujet.

Le port du masque ne sera pas obligatoire partout et tout le temps, mais fortement conseillé et seulement obligatoire dans quelques situations précises

Lors de son intervention toujours, Christophe Castaner est interrogé sur les interdictions des arrêtés communaux qui veulent rendre le masque obligatoire. Ces arrêtés sont cassés par le Conseil d’État car les masques ne seraient pas obligatoires tout le temps selon lui. Ils sont essentiels lorsque nous sommes dans des lieux confinés qui rassemblent plusieurs personnes. Mais les français ne peuvent pas s’empêcher de se demander si cette règle ne vise pas encore seulement à réserver des stocks de masques pour les hôpitaux et à empêcher une nouvelle pénurie. En effet, si les masques étaient rendus obligatoires, le gouvernement devraient dans le même temps être obligé de les distribuer à tous gratuitement. Cela rendrait la tâche encore plus complexe qu’elle ne l’est déjà.

Depuis le 3 mai, Christophe Castaner admet donc que le gouvernement français n’était pas prêt à subir la pandémie. Mais que c’est le cas de tous les pays qui ont été touché par le virus. Et si le ministre de l’intérieur déplore un manque de clarté dans les allocutions gouvernementale, il félicite tout de même le gouvernement de la gestion de la crise. Car le confinement commence à faire ses preuves. En réduisant les populations en réanimation et en ralentissant la propagation du virus sur le territoire, il garde espoir que la date du 11 mai sera effectivement celle d’un déconfinement progressif. Et si cela n’est pas le cas, si les chiffres ne sont pas ceux espérés, il faudra repousser l’échéance mais le cap est cette fois très clair. Les français vont devoir retourner travailler autant que possible et apprendre à vivre avec la peur de la contamination.

Julie Bourdin
Julie Bourdin - Rédactrice web passionnée par la culture et par l’actualité. Je me fais un devoir de tenir mes lecteurs informés sur les dernières news.