Cesc Fabregas : Le boss, c'est lui – Offside ! | Offside !

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Le passé en football peut s’effacer dans des proportions orwelliennes et spectaculaires, à coup de buts, de passes dé’ ou en répandant sa sueur sur un maillot qu’on avait juré, oui pourtant, promis-juré-craché, de ne jamais porter. Cesc Fabregas représente tout cela, lui qui est sans doute le meilleur joueur de Premier League. Il passe, il marque. Surtout, il est le Parrain dans cette équipe de Chelsea, façonnée pour lui, qu’il illumine autant qu’il ne la domine. Oscar joue 10, mais c’est Le champion du monde (2010) et le double champion d’Europe (2008, 2012) qui donne le tempo. 

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Dans ces conditions, Cesc Fabregas est un homme heureux, comme le chantait William Sheller. C’est un peu ringard et cul-cul, mais c’est tout l’état d’esprit nouveau et frais d’un joueur qui joue selon ses propres mots « son meilleur football » à Chelsea, où il est arrivé cet été : « Je ne me rappelle pas avoir déjà joué aussi bien et pris autant de plaisir. J’ai disputé des Coupes du monde, des Euro, la Ligue des champions avec de grandes équipes. Je pense vraiment jouer le meilleur football de ma carrière actuellement ». En même temps, qui ne le serait pas -parmi les titulaires- dans cette machine invaincue qui réalise presque un sans-faute. 

Arsenal, Barcelone : Cesc Fabregas incarnait l’ennemi

Mais c’était vraiment pas gagné d’avance : vous savez, ce mariage à trois entre Fabregas, Chelsea et José Mourinho. D’abord parce que Fabregas incarne Arsenal, l’un des rivaux londoniens de Chelsea. Il a porté le numéro 4, hérité de Patrick Vieira, le longiligne et charismatique relayeur, qui a été l’idole de feu Highbury. C’est de lui que Cesc a beaucoup appris, au point de reprendre son numéro de tunique et plus tard après le départ de Thierry Henry, le brassard frappé du « captain ». Fabregas aimait Arsenal. Arsenal aimait Fabregas même quand il a choisi de retourner à Barcelone en 2011. 

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Et quand on a incarné à ce point le maillot rouge -et Barcelone le rival européen depuis le milieu des années 2000- , il est sans doute logique que les supporters l’attendent au tournant. Fabregas a su faire oublier ce qu’il y avait derrière lui, avec ses 10 passes décisives.  

Pas gagné d’avance non plus que Fabregas et Mourinho s’entendent. L’Espagnol a pu observer le Mou au moment de son retour à Barcelone, lorsque celui-ci coachait le Real Madrid. A coup de Clasico épicés, Fabregas a eu maille à partir avec son entraineur aujourd’hui. Rien que l’an passé, après que Mourinho ait indiqué que City avait une chance contre Barcelone en huitièmes de finale de la Ligue des champions, Fabregas avait attaqué frontalement celui qui est son boss aujourd’hui : « Il y a des gens qui ont trop parlé avant le match. Maintenant, ils devraient la fermer pendant quelques jours« .

Tout cela, c’est du passé. Evidemment, et ce n’est même que du football. Mourinho a placé Fabregas dans les meilleures conditions. Fabregas a placé Chelsea à la première place en Angleterre. Le passé ne compte plus. L’histoire en football s’écrit. Et on ne revient jamais à la première page. 

Crédit photo : Telegraph