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A la Raheem Sterling : 4 manières de forcer son transfert

C’est presque officiel : Raheem Sterling (Liverpool) va signer à Manchester City après avoir tout fait pour quitter les Reds. Retour en quatre points sur une spécificité du football.

Paul Basse — 12 juillet 2015
Raheem Sterling
Raheem Sterling

C’est presque officiel : Raheem Sterling (Liverpool) va signer à Manchester City après avoir tout fait pour quitter les Reds. Retour en quatre points sur une spécificité du football.

Après avoir fait des pieds et des mains, Raheem Sterling a peut-être obtenu ce qu’il voulait. Le jeune attaquant de Liverpool va rejoindre Manchester City pour la coquette somme de 68 millions d’euros, ce qui ferait de Sterling le joueur anglais le plus cher de l’histoire. On a dit des pieds et des mains, parce que, comme beaucoup avant lui, le Londonien a tout fait pour signer chez les Citizens : fausse maladie, refus de partir en tournée. Retour sur les meilleures méthodes pour venir à bout de la patience des clubs.

1. Refuser de s’entrainer et de jouer

La classique, la plus efficace même dira-t-on parce qu’elle implique de faire semblant d’avoir mal, d’être blessé ou malade -ou les trois à la fois- pour justifier son refus. Elle permet d’agacer parce qu’au fond il suffit d’aller chez son doc (peu scrupuleux si possible) et fournir un certif’ médical pour faire enrager son club, impuissant à sanctionner le malade imaginaire. Cela peut s’éterniser tout l’été et même évoluer. On peut se dire d’abord malade pour ne pas s’entrainer, puis blessé pour ne pas jouer. On s’évite de s’attirer les foudres des supporters et des médias si le transfert capote en répétant la main sur le coeur : « J’étais vraiment blessé, mais tout ça, c’est derrière moi« .

Avantage : Imparable et agaçant

Inconvénient : Le transfert acté, on arrive hors de forme ou gros dans nouveau club parce qu’on s’est empiffré chez soi d’Oreo toute la journée.

2. Trainer des pieds et bouder 

Pour cela, il faut se mettre dans les pieds de Michael Essien à Lyon, avant son transfert à Chelsea en 2005. Voyant que son transfert tarde à se concrétiser, le Ghanéen boude, et gravement. Pour bien se faire comprendre de tous, il faut 1. faire la gueule, 2. se taire et ne pas rire aux blagues grivoises de l’arrière-gauche finlandais, 3. Rester dans son coin. La bonne technique pour faire semblant, c’est d’imaginer dans sa tête que toute la misère du monde est sur vos épaules. Que rien ne peut vous faire sortir de votre tristesse infini.

Faux-pas à éviter : les larmes. C’est too much, et ça commence à se voir que vous vous foutez de la gueule de votre président.

Raheem Sterling : le sourire avant tout

3. Demander par écrit son transfert 

La méthode la plus simple, mais la plus risquée au fond. Simple, parce qu’il suffit de prendre son stylo BIC et d’écrire à son président pour demander à quitter le navire. Risquée, parce qu’à tous les coups, l’information se retrouvera dans la presse. En clair, vous passez pour un con d’abord, puis pour un traître aux yeux des supporters, qui plus est si vous souhaitez rejoindre l’ennemi. Cette méthode, certes dangereuse, s’adresse à ceux qui en ont rien à foutre de leur réputation, mais qui veulent accélérer les choses de manière drastique. Pour les pressés on va dire.

Exemple : Steven Gerrard, qui a bien failli signer à Chelsea et feinter tout le monde…avant de faire machine arrière

4. Attaquer son club et/ou son entraineur publiquement 

Pour les sanguins, à la patience limitée à 1 ou 2 sur une échelle de 100, pour ceux qui pètent un plomb en moins de deux : bref, des Joey Barton. On les remarque à leur utilisation des réseaux sociaux pour régler leur compte. D’ailleurs au moment où leur transfert sera refusé, ils sauteront sur Twitter pour insulter entraineur, directeur sportif, directeur général et/ou président ayant eu le malheur de se mettre en travers de leur route. Ils sont souvent doux et attachants. Personne ne s’étonne de leur énième dérapage. Au bout du compte, quand, au final, ils restent au club, ils effacent leur tweets et agissent ensuite comme si rien ne s’était passé.

Problème : Ils sont lunatiques et peuvent récidiver à tout moment. Des types dangereux.

 

Paul Basse

Fondateur d'Offside ! Spécialiste de Chelsea FC. Grand amateur de Vine.

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