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Sans Carrick, Man Utd ne tourne pas rond

Battu par Everton (3-0), Manchester United est retombé dans ses travers. Analyse d’une prestation catastrophique des Red Devils, dépendants de Michael Carrick.

Olivier Sclavo — 28 avril 2015
Carrick : L'indispensable
Carrick : L'indispensable

Un immense tampon dans la tronche. « Clattered » ont utilisé les Anglais pour décrire la charge de David Opsina sur Oscar dimanche. Pourtant plus tôt dans l’après-midi c’était Everton qui mettait la même dans le petit corps tout frêle de Manchester United, 3-0. C’est la troisième fois lors des trois dernières rencontres que les Bleus de Liverpool s’amusent avec les Rouges de Manchester à Goodison Park

Pourquoi? Pourquoi, alors que tous les voyants étaient au vert après la défaite face à Chelsea, a-t-on assisté à une leçon de réalisme de la part des Toffees face à United qui enchaîne donc deux revers d’affilée, une première cette saison.

Un Michael Carrick sinon rien

Oubliez les Falcao, Di Maria et tous les autres gros bijoux que s’est offert United pour briller cette saison. Le plus beau, les Red Devils l’avaient sous la main. Michael Carrick c’est LE joueur qui permet aux peintres de l’attaque de passer 90 minutes à galérer à marquer.

Le meilleur milieu anglais de sa génération n’en a plus pour très longtemps, mais à 33 ans il reçoit enfin des louanges méritées. Avec lui au milieu du champ, ManU a gagné 72% de ses matches contre 37% en l’absence de la grande tige de Wallsend, une petite ville en banlieue de Newcastle. L’équipe n’a concédé que 12 buts lors des 22 matches disputés par Carrick.

En s’économisant au maximum (faut pas déconner, la transpiration et puis quoi encore ?!), il inspire et rassure ses partenaires, les replace, protège et contrôle parfaitement le jeu de United.

Tout le contraire de Daley Blind et Ander Herrera complètement désorganisés sur les contre-attaques éclairs des Toffees. Les deux belles gueules n’ont jamais su se faire violence et se sont fait marcher dessus. Sur le premier but, Blind ne tacle pas McCarthy tandis qu’Herrera est lent comme jamais sur son repli défensif. Sur le dernier but, les types se télescopent alors que Kevin Mirallas slalome entre les Red Devils.

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Everton : un match de politesse

Ben non pourquoi faire ? Avant le but de John Stones sur la troisième tentative d’Everton, Leighton Baines venait de tirer ses deux premiers corners au premier poteau et personne n’avait réalisé que peut être, il s’agissait d’être particulièrement attentif dans cette zone de la surface.

Marouane Fellaini ne suivra pas Stones lors de son coup de tête décisif qu’il réalisera sans personne pour l’embêter un peu au marquage.

Un match plein de politesse de la part de United. Le grand Belge balancera une balle de but qu’il venait de chiper dans les pieds mous de Gareth Barry, au dessus des cages de Tim Howard alors qu’il se trouvait seul face aux buts. Ça ne se fait pas d’enfoncer une ex.

Tout comme Wayne Rooney, muet contre son club formateur est toujours bloqué à deux réalisations en 14 matches face à son passé.

Des gentillesses qui coûtent trois points qui auraient placé MU sur la seconde marche du podium derrière Chelsea. Avec Liverpool qui joue mardi soir contre Hull et peut revenir à quatre points, il s’agirait de remettre le couvert fissa avec la femme chérie des Red Devils : la victoire.

Crédit photo : Adib Roy

Olivier Sclavo

Journaliste, né dans le nid des Aiglons de l'OGCNice et vouant un culte sans fin à Paul Scholes. Basé à Londres pour vous donner le meilleur de ce que le football anglais a à nous offrir: des buts, des frappes, des tacles, de la bière et des tacles.

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