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Cup : Reading peut avoir les boules

Battu par Arsenal et un doublé d’Alexis Sanchez, le parcours fou de Reading, 19e de Championship s’arrête en demi-finale de Coupe d’Angleterre. Et sur une boulette de leur gardien, en larmes après la rencontre. Récit.

Paul Basse — 18 avril 2015
Reading : C'est ballot
Reading : C'est ballot

Battu par Arsenal et un doublé d’Alexis Sanchez, le parcours fou de Reading, 19e de Championship s’arrête en demi-finale de Coupe d’Angleterre. Et sur une boulette de leur gardien, en larmes après la rencontre. Récit.

Il y a quelque chose, comme le choc d’une époque entre deux clubs qui n’évoluent pas dans le même monde. De notre tribune, on distingue le bleu et blanc, du blanc et rouge, comme s’il s’agissait de deux camps dans une assemblée (nationale). Il y a Reading, 19e de Championship, club au coeur britannique, pensionnaire de Championship, authentique, loin de la mondialisation du football et ses salaires mirobolants ; en face, il y a Arsenal, second de Premier League, qui facture les places -à l’Emirates- les plus chers du monde, escouade internationale qui ne compte que trois British au coup d’envoi de la rencontre. Reading a mis du coeur pourtant, à commencer par ses supporters : dans un Wembley quasi-plein, tout le monde a joué le jeu. Tu mets un maillot bleu en tribune basse et le maillot blanc en haute. Sur le terrain, les premières minutes sont compliquées. Mais le club de la banlieue sud-ouest de Londres montre des ressources et du sacrifice. Il faut laisser passer la bourrasque. Pour contrer Arsenal, les Royals placent donc pêle-mêle tibia, genou, tacles. Sanchez et Özil passent tout près. Mais ça tient. Vaille que vaille en somme. Le problème de Reading, c’est son incapacité à pousser ses actions jusqu’au bout. A gauche de la défense, Gibbs est maladroit, même face à une équipe de Championship (!). A droite, Debuchy manque de rythme, après son absence longue durée pour cause de blessure. Bref, il y a la place pour gratter quelque chose sur les côtés, mieux gérer aussi certaines contre-attaques.

Federici chiale

Message entendu en deuxième période : Reading est plus compact, et concède moins d’occasions, utilise davantage les ailes. Et ça paye. Garath Mcleary égalise sur un centre de Mackie. Gibbs a laissé libre dans son dos le Jamaïcain. Arsenal se fait planter. 1-1. Les Gunners se rebiffent. Mais Federici va chercher dans sa lucarne une tête de Gabriel. Giroud, entré en jeu, rabat mal sa tête sur coup-franc. Plus discipliné en phase défensive, Reading a néanmoins du mal à garder le ballon un peu plus haut en attaque, et surtout bien l’utiliser. Pogrebnyak foire complètement un deux contre un face à Koscielny. Heureusement, pour eux, Ramsey touche le poteau du gauche juste avant la fin du temps réglementaire. L’épilogue est cruel. Sur une frappe à angle fermé d’Alexis Sanchez qu’il doit arrêter tous les jours, Federici se troue littéralement et laiss à Arsenal la place vers les demi-finales. Federici est en pleurs. La douleur est grande en football quand on commence à espérer. Plus encore qu’on s’appelle Reading.

Paul Basse, à Wembley

Paul Basse

Fondateur d'Offside ! Spécialiste de Chelsea FC. Grand amateur de Vine.

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