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Ligue des champions : Pourquoi les clubs anglais sont à la ramasse

L’élimination de Manchester City par le FC Barcelone ce mercredi marque la fin de parcours des quatre clubs anglais en Ligue des champions. Une déroute expliquée par nos soins en trois points.

Paul Basse — 18 mars 2015
Les Clubs anglais à la ramasse
Les Clubs anglais à la ramasse

L’élimination de Manchester City par le FC Barcelone ce mercredi marque la fin de parcours des quatre clubs anglais en Ligue des champions. Une déroute expliquée par nos soins en trois points.

1. Un complexe de supériorité

Années après années, la Premier League s’est gargarisée de proposer le meilleur championnat de football de la planète. Question de suprématie, ici, en Angleterre puisque ces bons hommes nous ont inventé le football. Mais il est difficile pour nos voisins anglais de tolérer qu’à défaut de régner en sélection, on ne compte pas les meilleures équipes de football. On ne rentrera pas dans le débat tant les critères nous semblent biaisés et partiaux, mais on constatera la mauvaise foi des observateurs anglais, incapables de reconnaître le mérite de l’AS Monaco face aux Gunners.
Monaco, justement, a rappelé qu’il ne s’agit pas d’avoir le meilleur effectif pour être la meilleure équipe sur une double confrontation. Qu’il ne s’agit pas de se targuer d’être le plus fort, pour le prouver. Il faut le montrer. Il est peut-être temps pour l’Angleterre d’effectuer sa propre introspection et se demander ce qui cloche, finalement, chez eux. Pourquoi depuis la saison 2011/2012, trois fois seulement l’Angleterre (dont Chelsea deux fois) a placé un représentant en quart de finale de Ligue des champions. Ces clubs anglais n’ont jamais été aussi riches -peut-être le sont-ils trop-, mais ils n’ont jamais été autant à la rue en Coupe d’Europe. Vers un retour à l’humilité ?

2. Des défenses pas au niveau

Il est difficile de trouver des points communs à l’échec des différents protagonistes. En revanche, il est clair qu’Arsenal, Manchester City, et Liverpool ne disposent pas d’une animation défensive suffisante pour être en mesure d’aller loin. Chelsea est un cas différent, car culturellement, sa capacité à défendre et à faire bloc fait partie de son ADN. Mais les dysfonctionnement ont été patents contre le Paris Saint-Germain. Mertesacker-Koscielny, Skrtel-Can-Sakho, Kompany-Demichelis, Terry-Cahill : aujourd’hui, est-ce suffisant pour aller à la conquête de la Coupe aux grandes oreilles ?  On en doute. Le Barça, ce n’est pas mieux, mais ils comptent un génie, avec Lionel Messi. Mais Monaco, Paris, le Real Madrid, le Bayern, voire la Juventus, c’est un cran au-dessus que les pairs que nous avons citées.
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3. Une crise identitaire

Il y a trois grandes puissances dans le football européen actuel. Le Bayern Munich, le FC Barcelone et le Real Madrid. Manchester United, depuis la retraite de Sir Alex, est rentré dans le rang. Qu’ont ces trois clubs en commun ? Une certaine identité et une idée de jeu marquée, qu’ils dictent à leur adversaire. L’institution est forte, et le poids de l’histoire important  aussi.
Où est le style anglais ? Cette capacité à ne jamais renoncer, ces grandes gueules à la Roy Keane, capable de bouger tout le monde quand tout part en couilles. Ce n’est pas que le championnat anglais compte trop d’étrangers, c’est qu’il n’y a plus de Patrick Vieira ou de Patrice Evra : des joueurs qui embrasse la cause de leur équipe, et montrent l’exemple à leurs cadets ou coéquipiers. Esprit mercenaire, tu es bien là. Il serait peut-être temps de revenir aux fondamentaux, avant de trop vouloir ressembler aux autres.

Paul Basse

Fondateur d'Offside ! Spécialiste de Chelsea FC. Grand amateur de Vine.

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