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Ligue des champions : Arsenal reste à quai…comme d’habitude

Pas de miracle en Ligue des champions : Arsenal a été éliminé de la compétition par l’AS Monaco, malgré sa victoire (2-0), à la faveur du but à l’extérieur. Analyse d’une cinquième élimination consécutive en huitièmes.

Paul Basse — 17 mars 2015
Vidéo : Bayern/Arsenal
Vidéo : Bayern/Arsenal

Pas de miracle en Ligue des champions : Arsenal a été éliminé de la compétition par l’AS Monaco, malgré sa victoire (2-0), à la faveur du but à l’extérieur. Analyse d’une cinquième élimination consécutive en huitièmes.

Il s’en est fallu de très peu. A un but près, comme contre le Bayern en 2013, comme contre le Milan AC en 2012 (le vrai, pas le petit machin actuel) pour pouvoir réaliser l’exploit. Après le but d’Aaron Ramsey, à la 80e minute, il ne manquait qu’un petit but qui n’est jamais venu. Subasic a repoussé la tentative d’Olivier Giroud (83e) à bout portant. Monaco n’a pas fait un grand match, n’a fait que se contenter de son joli matelas. Mais c’est une tactique comme une autre, et surtout logique, quand votre opposant doit vous en coller trois pour se qualifier.

Il y a de la persistance dans la frustration en Coupe d’Europe qui traverse, forcément, cette équipe d’Arsenal, près de l’exploit, mais terriblement désavantagé par ce huitième de finale aller de Ligue des champions. Ses erreurs défensives grotesques, ce manque de rythme, ces occasions totalement ratées par Olivier Giroud ont pénalisé les hommes d’Arsène Wenger. Concéder trois buts à domicile, c’est la garantie -même si l’exploit n’était pas très loin- de ne pas être en mesure de se qualifier avec cette règle du but à l’extérieur.

Ramsey démarre sur le banc : choix illogique

Aaron Ramsey est devenu depuis deux saisons un buteur régulier, et on se demande bien ce qu’il faisait sur le banc au coup d’envoi et jusqu’à l’heure de jeu. Francis Coquelin offre une protection intéressante. Mais quand l’opposition n’attaque pas. Le Francis est aussi utile qu’une trottinette sur une autoroute.

Le jeu en passes courtes qui a fait la marque de l’équipe du Nord de Londres était là, mais il a manqué des temps forts vraiment emballés. Les Gunners ont été vaillants, ont enchainé sur une neuvième victoire en dix matchs toutes compétitions confondues. Olivier Giroud a inscrit son septième but en huit matchs. Tout ça, tout ça.

Mais ça ne change en rien la donne : encore une fois on répétera, pas ici, là-bas, qu’Arsenal n’était pas loin, qu’il n’a pas manqué grand chose, mais bon, hein, pour une fois, le club a eu un tirage au sort favorable en huitièmes de finale face à une équipe monégasque qui était dans le chapeau 4 en août dernier. On peut retenir cette victoire, sauf que la phase à élimination directe en Coupe d’Europe, implique deux rencontres à négocier. C’est la cinquième fois en cinq ans que le club s’arrête en huitièmes. Arsenal est à qualifier d’insuffisant.

Parce qu’encore une fois, le club quitte l’Europe avec des regrets. A quand un Arsenal qui se dira, au terme d’une double confrontation enlevée, où il aura bombé le torse, qu’il a tout donné ?

Paul Basse

Fondateur d'Offside ! Spécialiste de Chelsea FC. Grand amateur de Vine.

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