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Ligue des Champions : Chelsea pathétique

Consternant, navrant, Chelsea a été sorti à domicile (2-2, après prolongations) de la Ligue des champions par un Paris Saint-Germain réduit à 10 dès la 31e minute. Explication d’un naufrage.

Paul Basse — 11 mars 2015
Ligue des champions : Chelsea pathétique
Ligue des champions : Chelsea pathétique

Consternant, navrant, Chelsea a été sorti à domicile (2-2, après prolongations) de la Ligue des champions par un Paris Saint-Germain réduit à 10 dès la 31e minute. Explication d’un naufrage.

1. Une gestion calamiteuse du match
Tous les éléments ont penché en faveur des Blues ce mercredi pour ce huitième de finale retour de Ligue des champions : Chelsea a laissé filer un match qu’il aurait dû plier, et ne jamais laisser si ouvert. Zlatan Ibrahimovic a été expulsé, à tord ou à raison dès la 31e minute. Edinson Cavani a manqué une occasion en or d’ouvrir le score en deuxième mi-temps. Gary Cahill a saisi sa chance pour donner l’avantage aux Blues 1-0. Pourtant, les Blues n’ont jamais été en contrôle du match, si ce n’est durant les 30 minutes précédant le carton rouge donné au Suédois. En supériorité numérique, Chelsea a paniqué, n’a jamais su sur quel pied danser (attaquer ? gérer ? subir ?) quand bien même la bonne fortune était de son côté. Sans doute que le match quelconque de Fabregas, la boussole, a prévenu toute capacité à tenir le ballon et le faire tourner. La gestion émotionnelle de la rencontre nous surprend pour une équipe avec tant d’expérience. La deuxième mi-temps de la prolongation a été la démonstration d’une formation qui a eu les chocottes en supériorité numérique et à domicile : résultat but de Thiago Silva et élimination dès les 8es de finale.

2. Un onze de départ inadapté
C’est facile à dire après la rencontre, mais le choix des hommes par José Mourinho n’a pas été des plus judicieux pour cette rencontre. Ramires n’a jamais convaincu, dépassé par la vivacité et la vérticalité de Blaise Matuidi. Willian était le joueur de la situation autant pour couvrir le côté droit, qu’attaquer. Le Brésilien est entré à la mi-temps au dépend d’un Oscar, au bord du carton rouge, qui ne s’est fait remarquer que lors de l’expulsion d’Ibrahimovic. Cesar Azpilicueta a pris le bouillon tout au long du match, multipliant les erreurs et les fautes, minutes après minutes. Chelsea a renoué avec ses standards bien bas posés durant la rencontre contre Bradford (2-4).

Ligue des champions : Chelsea, stupéfiant de médiocrité

3. Oui, Laurent Blanc domine tactiquement Mourinho
Contesté dans l’Hexagone pour ses choix tactiques, ceux de ce soir ont été incontestablement efficaces. L’expulsion de Zlatan Ibrahimovic n’a pas déstabilisé l’expression collective de l’équipe parisienne. Après l’ouverture du score de Cahill, sortir Matuidi et Cavani -et faire entrer Rabiot et Lavezzi- a redonné du souffle au bloc parisien, et à la fois une touche technique (Rabiot) et de la percussion (Lavezzi). Le PSG s’est toujours montré dangereux. Jamais le double champion de France n’a reculé ou s’est arc-bouté devant son but. Chelsea a semblé nerveux, constamment gêné, sur la défensive : bref toujours mal à l’aise face à cette équipe parisienne, qui a pris sa revanche sur le quart de finale retour de l’an passé.

Paul Basse

Fondateur d'Offside ! Spécialiste de Chelsea FC. Grand amateur de Vine.

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