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Arsenal : branlée & humiliation à domicile

Arsenal partait favori : L’expérience, un joueur de classe mondiale (Sanchez). Pourtant, ils ont été laminés (1-3) par Monaco. Explication d’un naufrage.

Louis Bierlein — 26 février 2015
Arsenal : Humiliation & branlée à domicile
Arsenal : Humiliation & branlée à domicile

Arsenal partait clairement favori. L’expérience de la compétition, un joueur de classe mondiale (Sanchez), un stade gigantesque, et un public que les monégasques n’ont pas vraiment, même si les seuls a pousser la chansonnette ce soir, c’était les 2000 avantagés fiscaux.

Quand la feuille de match débarque, on se dit que la rencontre va accoucher soit d’un nul, soit d’une victoire d’Arsenal tant l’équipe de Jardim est dépourvue de toute folie et est, apparemment, venue pour bétonner. Que nenni, l’histoire dira qu’Arsenal à encore une fois chié dans la colle.

5 : C’est le nombre exact de minutes où Arsenal aura fait illusion. 5 minutes où ils loupent 5 occasions, et voient Welbeck (qui a 5 comme note sur Fifa) tirer partout sauf vers le but.

Monaco la joue cool, joue les contres, joue détendu la où Arsenal est aussi crispé qu’un Première L à l’oral du bac de français.
Et la suite va leur donner raison, il suffira en effet du premier tir cadré de Monaco, par Geoffrey Kondogbia, dévié en plein dans le but par Mertesacker pour calmer toute la plèbe.

0-1, le stade est littéralement glacé. Cet Emirates qui déjà ne respire pas la grosse ambiance à la Patrick Sebastien est carrément en berne, et s’enfonce vers la mi-temps sans faire tourner aucune serviette.

Et la on imagine ce que M. Wenger qui n’a probablement pas du tout envie de perdre et surtout pas contre un club français a pu dire à ses joueurs. : « On est Arsenal, on ne recule pas, un peu d’orgueil, sortez vous les doigts du cul, vous voulez être la risée de la Champions League ? »

Un message qu’Olivier Giroud n’aura malheureusement pas compris, puisque au retour du vestiaire, il aura décidé d’être en dessous de tout. Que le but soit ouvert ou pas, Olivier tire de toute façon à coté. Arsène Wenger, qui pensait avoir des joueurs capable de comprendre des consignes tactiques et des mots simples, se tortille dans sa doudoune.

Drama in North London

Mais le pire est à venir. Alors que le public d’Arsenal siffle Berbatov à n’en plus pouvoir, le filou bulgare à la pointe de vitesse inexistante va prendre sa revanche. Après un ou deux duel « slow-motion » avec Per Mertesacker, il profite d’une superbe contre-attaque pour crucifier Ospina à la 53ème. 0-2.

Le silence règne, les monégasques chambrent : « On est chez nous » dans cette grande enceinte qui résonne bien. C’est l’apocalypse dans le slip des gunners.

La suite est pitoyable de la part d’un Arsenal humilié. Giroud, Ozil, Welbeck et Sanchez se marchent dessus ou se tirent dessus. Olivier Giroud rate tout au point de voir les Monegasque chanter « Merci Giroud » et surtout de voir Monsieur W. perdre patience et le remplacer par Walcott. Un Walcott à qui il ne faudra que cinq minutes pour ouvrir le but à Welbeck et se faire tirer dessus par ce dernier…

Les milionnaires de la principauté bétonnent et les supporters anglais se barrent du stade à la 80e. Leur lente marche vers l’échafaud s’arrêtera un instant lorsque Oxlade-chamberlain, le minuscule joueur rentré en fin de match, plante une jolie lulu alors qu’Arsenal pousse. Il reste 5 minutes , dès lors , tout les espoirs sont-ils permis ? Les fervents supporters des Gunners, presque à la sortie du stade sont fixés sur les marches, le regards hagard. Doivent-ils partir ? Alors que leur équipe est peut être entrain de réaliser un magnifique come-back ? Doivent ils écouter leur instinct qui leur dit certainement qu’un retour dans ce match est moins probable qu’un triplé de William Gallas (oui il ne joue plus…)

C’est Carrasco qui détient la réponse à toute leurs interrogations. Après avoir complètement croqué une contre-attaque, la deuxième lui permet de planter dans le petit filet, de mettre tout le monde d’accord, et de célébrer du mauvais coté de la pelouse. Malinou. Les supporters ont décidé et signifie leur mécontentement par des « Fuck Off », qui signifient probablement, « partons mes amis, on a perdu cette rencontre, mais vivement le match retour ».

The keys du match.

Arsenal a, comme à son habitude, tenté de s’imposer par la passe. là ou les joueurs de Monaco ont couru deux fois plus. Le meilleur passeur de Monaco, Kondogbia, compte 40 passes là où Cazorla en en a réalisé 68 ; et les Monégasques ne se sont pas embêtés à redoubler de passes. Courses efficaces, impact physique, contres meurtriers, ils ont déployé toute la panoplie de la belle équipe qui joue à l’extérieur en ligue des champions là où Arsenal n’a même pas été capable de faire le minimum syndical.

A trop vouloir jouer les esthètes devant, Arsenal en a oublié les fondamentaux, et en tombant contre une équipe costaud, regroupée et intelligente, les Gunners ont mouillé toute leur poudre à canon, et n’auront su que pétouiller un peu de fumée blanche par leur gros engins. Débandade.

On passe à un Oxlade-Chamberlain près de la rouste ultime sous le regard du prince Albert. Là c’est juste la grosse rouste, mais aussi sous le regard du Prince.

Il faudra gravir le Rocher au match retour pour Wenger et son équipe d’alpiniste (Car oui c’est probablement leur vrai métier), mais ca pue l’engelure au football.

Louis Bierlein à l’Emirates Stadium

Louis Bierlein

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