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Ligue des champions : Manchester City, encore un élève en Europe

L’Atletico Madrid l’a fait, le Real l’a fait, Chelsea l’a fait. En Ligue des champions : Manchester City ne l’aura que tenté et n’a pas été à la hauteur de son maître-invité du mardi soir, le FC Barcelone, à l’Etihad Stadium.

Olivier Sclavo — 25 février 2015
Ligue des champions : Manchester City , pas à la hauteur
Ligue des champions : Manchester City , pas à la hauteur

L’Atletico Madrid l’a fait, le Real l’a fait, Chelsea l’a fait. En Ligue des champions : Manchester City ne l’aura que tenté et n’a pas été à la hauteur de son maître-invité du mardi soir, le FC Barcelone, à l’Etihad Stadium.

Manuel Pellegrini l’avait crié sur tous les toits, ses garçons allaient agresser les Barcelonais et s’appuyer sur le massacre de Newcastle le weekend dernier (5-0) pour enfin prouver que Manchester possède un deuxième club à dimension européenne. Le Chilien a déployé ses troupes en 4-4-2 et choisi d’aligner Milner et Fernando à la récupération pour essayer d’asphyxier en pressant haut et sans arrêt les Catalans. Il a aussi donné sa chance à Demichelis, son homme de confiance qui revient après deux semaines et demi d’absence pour blessure.

Mais après une entrée en matière plutôt réussie, le centre de Messi pour l’ouverture du score de Luis Suarez est un bel exemple de l’apathie des Citizens en première période. Entouré par quatre joueurs, ne l’attaquant pas, l’Argentin a tout le temps de délivrer un bon ballon dans la surface de réparation. Et oui, Vincent, Suarez c’est souvent par derrière qu’il frappe…

Sur le second but, Suarez fait sa course dans la surface sans qu’aucun des multiples joueurs des Sky Blues ne captent, ni ne l’emmerdent et encore moins ne le marquent.

Après une mi-temps immonde on se met tous à chercher où est exactement l’agressivité de la bande à Pellegrini. Kompany et Demichelis (putain deux semaines et demie sans jouer quand même !) sont loin des leaders et rocs qu’ils sont censés être et galèrent face à la vitesse du front d’attaque des jaunes fluos qui permute sans cesse et à la malice de Luis Suarez.

La puissance de Fernando est annihilée par le pressing inexistant de son équipe toute entière au milieu et le brésilien est invisible. Les centres de Clichy sont 1) inexistants, ou 2) pas tirés dans les limites du terrain. Et devant, Edin Dzeko, démontre, action après action qu’il n’est pas le buteur capable de faire franchir une étape à son club. Ça sent déjà la bouse à partir de là.

A la pause, Roberto Martinez, entraîneur d’Everton et consultant du soir pour ITV, le fait justement remarquer : le langage corporel des Citizens est pathétique. Menés et devant leur public, ça ne cours pas comme des possédés, les bras sont ballants et personne ne se sort les doigts. On laisse jouer les fluos et les Catalans ne se sont pas fait prier.

Pour terminer le tour des mauvaises notes de la soirée côté anglais, chapeau bas aux français : Gaël Clichy loupe deux fois la balle dans le match pour accrocher les jambes de Rakitic puis de Daniel Alves et ce sera suffisant pour qu’il y gagne deux cartons jaunes et un retour prématuré aux vestiaires. Le même chemin emprunté par Samir Nasri dix minutes plus tôt. Le milieu de terrain, remplacé par Fernandinho pour apporter plus d’impact et de puissance aux Mancuniens, n’a jamais pris la mesure de cette rencontre et montre une nouvelle fois un visage peu plaisant lors d’un match capital. Le Petit Prince de Marseille s’est d’ailleurs fait encore remarquer en allant directement prendre sa douche sans un regard pour son entraîneur.

DES RAISONS D’ESPERER ?

Manchester City n’a pas encore perdu son huitième de finale, et l’illustration parfaite c’est le but d’Aguero. Gaël Clichy met un tampon-récupération sur Lionel Messi, ce qui permet à Fernandinho de lancer David Silva qui prouve encore quel intelligent joueur il est puis c’est Aguero qui tout en puissance, résiste aux tacles barcelonais pour massacrer la lucarne de Ter-Stegen. Ce visage là c’est celui dont a rêvé Pellegrini. C’est celui-ci qu’il vantait avant d’entamer la rencontre.

Edin Dzeko a eu les occasions pour égaliser et faire passer City devant. Quand les Anglais se sont donnés les moyens, et même parfois en infériorité numérique, ils ont su appuyer sur le Barça et faire chanceler le géant espagnol. Avec un Fernandinho bien plus intéressant que Samir Nasri au milieu de terrain et un Joe Hart en feu après son penalty arrêté, City peut travailler quelques bonnes situations aperçues mardi soir.

La seule chance pour Man City de passer ces huitièmes de finale c’est bien Barcelone : une trop grande confiance de Messi et de ses copains, et un calendrier un peu plus chargé que les Mancuniens peuvent jouer. Ils défieront le Real Madrid juste après le match retour contre les Citizens au Nou Camp alors que les deux équipes se tiennent à 4 points l’une de l’autre en tête de la Liga.

Ça semble en tout cas bien mal engagé pour que le deuxième club de Manchester commence réellement à écrire son histoire européenne cette saison encore.

Olivier Sclavo

Journaliste, né dans le nid des Aiglons de l'OGCNice et vouant un culte sans fin à Paul Scholes. Basé à Londres pour vous donner le meilleur de ce que le football anglais a à nous offrir: des buts, des frappes, des tacles, de la bière et des tacles.

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