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Ligue des champions : Lionel Messi a tiré les ficelles

Luis Suarez a marqué 2 fois. Mais le maestro de la victoire du Barça en 8e de finale aller de la Ligue des champions face à Manchester City s’appelle Lionel Messi. Analyse.

La rédaction — 24 février 2015
Lionel Messi : Des actions de classe, et pourtant...
Lionel Messi : Des actions de classe, et pourtant...

Luis Suarez a marqué 2 fois. Mais le maestro de la victoire du Barça en 8e de finale aller de la Ligue des champions face à Manchester City s’appelle Lionel Messi. Analyse.

Pour faire de Manchester City sa chose, Lionel Messi n’était pas le joueur qui traine des pieds, l’air un peu bougon, ailleurs, comme désintéressé par ce qui se passe, jusqu’au moment où il est en position de réaliser, ce qu’il fait de mieux, se démarquer pour marquer. Non, cette fois, contrairement à l’année dernière, à la même époque, Lionel Messi a décidé de prendre les choses en mains. C’est rare dans notre football moderner d’avoir un meneur de jeu -donc emmerdant aussi- et d’autant plus plaisant que de retrouver l’Argentin en position de numéro 10.

Il a mené le jeu, distribué les ballons, et lancé les banderilles en première mi-temps, celles qui ont permis aux Blaugrana, de mener 2-0 à la pause, sans que, vraiment, on trouve à chipoter, ou contester la mainmise de la formation de Messi sur le match. En gros, Leo, a décidé de changer de costume. De soliste, buteur, il s’est mué en créateur, en meneur, en orchestrateur : celui qui guide, qui aère le jeu, change le rythme. Luis Suarez a brillé alors que Lionel Messi a tout préparé. C’était le homecoming de l’ancienne star de Liverpool, l’Argentin a tout fait pour que l’Uruguayen profite au mieux de la fête, et qu’il parvienne -comme beaucoup de têtes de turc de la presse anglaise- à poutrer un club ou la sélection de la Perfide Albion.

Merci Messi. Mais aussi Thank You Pellegrini. Difficile d’espérer grand chose cher Manuel quand tu évolues dans un 4-4-2 d’école de football, face à une équipe de Barcelone, très technique, mais pas vraiment génial sur le plan tactique. Le Four Four Two, comme on dit chez nous à Londres, est loin d’être un schéma défensif. Il offre deux lignes fixe, permettant de bien quadriller le terrain : en clair, il permet de bien défendre et rapidement se projeter.

Un Lionel Messi, laissé libre comme l’air

Problème, et Messi ainsi que son entraineur Luis Enrique le savent mieux que tout le monde : un joueur qui trouve de l’espace entre les lignes de quatre, offre la garantie d’un danger maximal. Le deuxième but illustre la chose : Messi fixe et embarque 3 joueurs, décale Alba qui trouve Suarez pour conclure.

Quand il ne se glisse pas entre les deux lignes de 4 ou ne pilonne pas la paire Milner-Fernando, Messi traumatise Gaël Clichy à droite, ou décroche au rond central. Certes, la vraie fausse note de son match reste ce ballon perdu un peu bêtement au milieu de terrain, qui amène le but du 2-1 de Sergio Aguero. Il a tenté de se rattraper ensuite, par un caviar pour Neymar, intercepté par un Suarez hors-jeu puis un ballon pour Suarez contré par l’arrière-garde de Manchester City.

Il a provoqué en toute fin de partie le penalty du 3-1, après un tacle grossier de Zabaleta. Finalement, il s’est loupé à deux reprises, sur Joe Hart puis d’une tête plongeante, bien à côté. Tout cela donne l’impression d’avoir vu un concert globalement bon, mais qui se finit sur une fausse note.

La rédaction

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