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Harry Kane écoeure Arsenal

Harry Kane a signé un doublé pour permettre à Arsenal d’empocher la victoire (2-1) dans le derby à domicile. Analyse et récit d’une jolie victoire pour les Spurs.

Louis Bierlein — 7 février 2015
Harry Kane : Le bourreau d'Arsenal
Harry Kane : Le bourreau d'Arsenal

Harry Kane a signé un doublé pour permettre à Arsenal d’empocher la victoire (2-1) dans le derby à domicile. Analyse et récit d’une jolie victoire pour les Spurs.

Chez Offside ! on a l’habitude de vous dire la vérité, de ne rien cacher, de dénoncer, alors n’ayons pas peur des mots, ni des représailles et annonçons la suite : Per Mertesacker est lent. Maintenant que nous avons éclairci ce point, parlons tranquillement de ce derby. Des derbys, à Londres, il y en a 10 par an, mais quand les Spurs rencontrent les Gunners, c’est toujours la baston. Aujourd’hui c’est derby et c’est distribution de lols, et de gnons. Et accrochez-vous à votre slips, c’était un bon match ! Après une rencontre au résultat tristounet en septembre (1-1) à l’Emirates, c’est à White Hart Lane que le pugilat 2.0 s’est déroulé. On notera quand même qu’après avoir déclaré hier que Theo Walcott est un joueur de classe mondiale, Arsène Wenger a décidé de ne pas le faire jouer. Au cas où il se blesserait, certainement, en jouant à son niveau de top player -meilleur du monde- trop bon -trop rapide -trop cool -swag –yolo. Mais heureusement pour Tottenham, leur top player Harry Kane était sur le terrain.

First Round : Un petit filou nommé Özil

Arsenal entame son match avec agressivité, car un derby ça se gagne au courage, à l’abnégation et à la sueur : jusque-là, on est d’accord. Mais un derby ça se perd aussi à la bêtise et ça, les Spurs le comprennent dès la 11e minute, quand Giroud centre (ou rate son centre ?) en première intention pour Özil, qui se retrouve absolument seul au monde pour ajuster Lloris d’une jolie volée. 1-0 c’est la fête dans le slip de Monsieur W. Ozil dont le somptueux regain de forme (lol) ne laisse présager que le meilleur, nous gratifie même d’une célébration chambrage vers les supporters de Tottenham. Petit filou ! La suite jusqu’à la mi-temps est en enchevêtrement de taquets, tirs, tacles, simulations de Giroud, simulations de Giroud, et simulations de Giroud… Un match comme on les aime.

Pourtant Ozil, avant le show Harry Kane, avait ouvert la marque

Second Round : Les Spurs avec leur Harry Kane et leur couteau

Les Spurs alors acculés dans les cordes n’ont d’autre choix que de revenir sur le ring après la pause avec leur Kane et leur couteau. Arsenal bafoue son football, malheureusement comme souvent. Özil se voit déjà ballon d’or et n’appuie plus sur la touche passe, Nacho Monreal se transforme pour de vrai en petite chips croustillante et ses aptitudes footballistiques en pâtissent (quoique…) et Danny Welbeck… point. Il faudra attendre seulement la 56e minute pour voir Harry (hurricane) Kane reprendre un ballon à bout portant et crucifier le pauvre Ospina qui se demande encore certainement comment une défense de ce niveau (sur le papier) se retrouve toujours à se prendre des buts de poussins.

Les Gunners ont les fesses qui rougissent et les serrent très fort à partir de l’égalisation. Les Spurs balancent des offensives à tout va et ce grand coton-tige de Mertesacker n’est pas aidé par sa vitesse de pointe, malgré sa science du placement. Ca prend l’eau, personne n’écope, et Arsenal n’est certes pas aidé par l’arbitre, Mr Atkinson (non pas Mr .Bean) qui semble laisser couler un peu trop sur certains contacts, mais bon les mecs, c’est l’Angleterre et c’est le derby, que cette grande saucisse qui vous sert d’avant-centre distribue un peu des pichenettes au lieu d’en prendre !

Mais les Gunners, encore et toujours, trop faibles et mous dans les grands matchs, vont se rappeler bien trop tard que le derby c’est avant tout dans le slip que ça se gagne. Harry Kane, encore lui, l’enfant prodige, le produit maison des Spurs, le futur attaquant des Three lions, qui soulèvera la Coupe du monde (oui bon, à l’anglaise…), bref Harry place une tête imparable à la 86e minute. Il s’envole et délivre le stade tout autant qu’il déprime Arsène Wenger, qui tout emmitouflé dans sa grosse doudoune s’apprêtait pourtant à se transformer en papillon. Ca ne ne sera pas pour cette fois, malheureusement. Passons sur les 10 minutes qui ont suivi le but de la victoire et qui ne seront qu’errances pour les joueurs en rouge qui ne parviendront pas à être dangereux.

Très bonne opération pour les Spurs qui en plus de remporter le derby, passent devant leur adversaire du jour au classement et se prépare de la meilleure des manières à aller à Anfield tout bientôt, jouer contre une équipe qui leur a passé 12 buts en trois matchs et à qui ils n’en ont pas marqué un. Coté arsenal, ça pue évidemment, mais les joueurs étaient dans une bonne dynamique et un derby ce n’est pas un match comme un autre.

Louis Bierlein