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Reportage : Mesut Özil retrouve un peu de magie

Séduisant à l’image d’une équipe d’Arsenal qui a humilié Aston Villa (5-0)ce dimanche, Mesut Özil retrouve ses sensations.

Paul Basse — 1 février 2015
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Séduisant à l’image d’une équipe d’Arsenal qui a humilié Aston Villa (5-0)ce dimanche, Mesut Özil retrouve ses sensations.

Comme toujours à l’Emirates, cinq minutes avant que le match commence, il y a un puissant London Calling qui sort de la sono et qu’on prend un énorme plaisir à écouter. Evidemment, totalement : The Clash, ce n’est pas le petit groupe du coin ou un vulgaire Coldplay.

Il fait un froid à ne pas sortir un Mesut Özil dehors. Mais c’est bien le champion duy monde 2014 qu’on est venu observer. Sa dernière titularisation en Premier League remontait au 5 octobre dernier. Pour ce match contre Aston Villa, l’élégant gaucher, un brin nonchalent est placé côté gauche dans le 4-1-4-1 d’une équipe d’Arsenal vraiment présentable depuis le mois de janvier. Il ne lui faut que 8 minutes à l’Allemand pour montrer sa classe. Le parpaing, pardon le dégagement, de Mertesacker est dévié d’une brillante aile de pigeon vers Giroud. Même si l’international français foire sa conduite de balle, il parvient à piquer son ballon pour tromper Guzan (1-0, 12e). Trop hésistant à sortir franchement. On appelle cela la classe, et ça fait passe décisive.

L’ancien madrilène est encore à la manoeuvre quand il la donne à Ramsey dans le coin droit des six mètres sur un ballon piqué alors qu’il est en position arrêtée. C’est sympa même si ça ne donne pas grand chose. Les minutes passent et Mesut est toujours le même. Il joue arrêté en phase défensive, se met au petit trot quandi il a le ballon dans les pieds. Ne comptait pas trop sur lui pour défendre, il n’aime pas ça et ne s’en cache pas. Mieux vaut laisser la corvée à Francis Coquelinn qui fait cela à merveille. Francis, il ressemble à Mathieu Flamini en fait avec une demi-douzaine d’année de moins au compteur mais comme Mat’ Flam, il a la même férocité, la même ténacité.

On le sait Özil est un numéro 10, mais cette place dans l’axe, là où les plus grands joueurs ont l’habitude d’oeuvrer, elle lui a été chipé, après trois mois d’absence, par Santi Cazorla. Il a admiré quand il était blessé le talent du bonhomme. Ce n’est pas qu’ils ne sont pas complémentaires, mais il n’y a qu’une place de meneur de jeu axial. Ne les opposons pas : ils sont tous deux sublimes comme lorsqu’ils combinent bien dans la surface en une-deux.

On le disait, Özil ne défend pas. Il est comme ça. C’est aussi dans son caractère qu’à chaque fois qu’il perd le ballon, qu’il se mésentend avec un coéquipier : il lève les yeux au ciel ou hausse des épaules.

Cela pourrait agaçer quand il dispute un match moyen, quelconque, comme ceux qu’il a livré lors de l’année 2014 en club, et un peu aussi en sélection. Mais ce dimanche, il est en réussite. Il vise juste, au ras du poteau après une jolie passe en profondeur d’Olivier Giroud pour signer le 2-0 (56e). Tranquille. On le disait nostalgique de Madrid et du Real, son absence, ce repos forcé, lui a peut-être permis de se retrouver. Il n’a pas été acteur sur les buts de Walcott (63e), Cazorla (74e s.p.) et Bellerin (93e) mais aujourd’hui, son match est prometteur.

Des « Stand-up if you hate Tottenham » descendent des tribunes. La prochaine étape est à domicile dans le North London Derby face à l’ennemi juré Tottenham. Özil devra aussi régaler dans ce match-là qu’on pourrait appeler The Clash.

Paul Basse à l’Emirates Stadium

Arsenal 5 – 0 Aston Villa

Buts : Giroud (8e), Özil (56e), Walcott (63e), Cazorla (74e), Bellerin (93e)

59.958 spectateurs

Arsenal : spina – Bellerin, Mertesacker, Koscielny, Monreal – Coquelin, Ramsey – Walcott, Cazorla, Ozil – Giroud

Aston Villa : Guzan – Hutton, Okore, Clark, Richardson – Sanchez, Delph, Cleverley – Weimann, Benteke, Gil

Paul Basse

Fondateur d'Offside ! Spécialiste de Chelsea FC. Grand amateur de Vine.

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