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Premier League : Everton se rassure

Contre un club en pleine bourre, les Toffees reprennent des points et des couleurs et battent crystal palace 1-0.

Olivier Sclavo — 31 janvier 2015
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CONTRE UN CLUB EN PLEINE BOURRE, LES TOFFEES REPRENNENT DES POINTS ET DES COULEURS ET BATTENT CRYSTAL PALACE 1-0.

Un samedi ultra froid dans ce qui peut être une des meilleures ambiance à Londres en Premier League : Welcome to the pride of South London, Crystal Palace Football Club!

Avec un Sainsbury incorporé dans l’enceinte de Selhurst Park tu peux difficilement faire plus populaire.

L’ambiance n’a même pas commencé à chauffer que Lukaku plante l’ouverture du score sur un bon service de Naismisth (2e). Même pas eu le temps de savourer la petite pensée du stade pour le super parcours en Coupe d’Asie de leur capitaine adoré, l’australien Mile Jedinak.

De suite à l’attaque, Gayle est à deux doigts d’égaliser mais Coleman sauve sur la ligne. C’est le bordel. Les Eagles poussent, corner, Joel, dans les buts d’Everton fait n’importe quoi avec ses mains. Sanogo envoie une demi-volée mais il est contré. Puncheon récupère et centre à nouveau dans la boîte, pour une reprise acrobatique toute pourrie de Gayle.

Marouane Chamakh s’essaye à la frappe dans la surface après avoir fait s’allonger un Toffee sur une feinte de frappe mais c’est contré encore et corner (12e).

Ce bon vieux Marouane qui semble vraiment à l’aise perd malheureusement son nez sur un contact avec Coleman, ce qui nécessite l’intervention de neuf soigneurs et ambulanciers pour arrêter le saignement (20e). Insulté par certains de ses supporters, car bien trop lent à récupérer à leurs yeux, il est évacué sur civière, remplacé par Mutch.

De son côté Yaya Sanogo semble toujours aussi peu à l’aise sur un terrain de foot. Pas d’impact, pas de danger, pas de courses intéressantes… Yaya fait quelque chose t’es quand même champion du monde -des moins de 20 ans- bordel !

Jason Puncheon sort un peu la mi-temps de sa torpeur avec une lourde frappe qui oblige Joel à l’horizontale (34e). Sinon pas grand chose de notable. Ah si, ce même Joel glisse sur un renvoi au pied et fait bien marrer tout le monde.

Au milieu le jeune Besic avec Barry et Naismith à ses côtés s’est mis l’entrejeu de Palace dans la poche. La défense des Londoniens, d’ailleurs, fait vraiment pitié dès qu’elle s’essaye à relancer proprement.

L’arbitre siffle la fin d’une première mi-temps toute bizarre. Une seule vraie satisfaction avec l’arrivée des pom-pom girls de Crystal Palace. Mais encore une fois tu as de la peine pour ces bimbos à moitié à poil alors qu’il fait -491947 degrés dans le sud de Londres aujourd’hui.

EVERTON SANS TREMBLER

La nuit tombe, la pluie s’est arrêtée, mais tout le monde frissonne dans ce frigo de Selhurst Park. Et pas une action tranchante des locaux pour enflammer les tribunes.

Sanogo est transparent et les seuls « hourras » qui descendent des travées sont pour les entrées en jeu de Zaha et Murray.

Les deux garçons font d’ailleurs aussi bien que l’attaquant Espoirs français, c’est à dire, beaucoup de rien.

En face, Roberto Martinez possède le plus beau cocktail abnégation-teigne-talent du Royaume-Uni en la personne de Steven Naismith. Avec l’impression que le petit écossais albinos va se faire massacrer à chaque contact, il est finalement toujours, plus rapide, toujours devant son vis-à-vis, et il est souvent à l’origine des attaques d’Everton.

A côté de lui, un régal pour les yeux qui joue le buste droit, pectoraux dehors, crochet et pied de velour, Besic donne l’impression qu’il a joué ici, à ce niveau depuis dix ans. Tellement impressionnant que Martinez va laisser Ross Barkley s’échauffer tout le match et ne jamais le faire entrer en jeu.

L’arbitre va attendre la 80e minute de jeu pour sortir son premier carton jaune puis en distribuer comme des capotes gratuites à l’infirmerie du lycée. Baines l’ouvre trop, Joel joue au con et prend quatre heures pour tirer son coup franc : les deux prennent leur biscotte. Julian Speroni se fait huer par ses propres supporters car bien trop lent à relancer le jeu, et les types n’ont pas tout à fait tort.

Everton inflige sa première défaite à Crystal Palace de l’ère Pardew et peut continuer à bosser avec quelques certitudes. En face, va falloir trouver d’autres gars que Puncheon pour s’activer parce que le froid et la FA Cup n’expliquent pas tout. Ah je viens d’enlever un gant et de perdre un doigt par la même occasion, gelé. Heureusement.

Olivier Sclavo à Selhurst Park

Crystal Palace : Speroni – Ward, Delaney, Dann, Kelly (Zaha, 65e)- McArthur, Ledley, Puncheon – Chamakh (Mutch, 25e), Sanogo (Murray, 71e), Gayle

Everton : Joel – Baines, Stones, Jagielka, Coleman – Naismith, Barry, Besic – Mirallas (Oviedo, 68e), Lukaku (Aruna Koné, 90e), McGeady

Olivier Sclavo

Journaliste, né dans le nid des Aiglons de l'OGCNice et vouant un culte sans fin à Paul Scholes. Basé à Londres pour vous donner le meilleur de ce que le football anglais a à nous offrir: des buts, des frappes, des tacles, de la bière et des tacles.

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