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Man United/Liverpool : Petite gifle entre ennemis

Ce Man United/Liverpool tourne en faveur des Red Devils. Inefficace devant et toujours aussi faible en défense, Liverpool plonge dans la crise. Analyse.

Paul Basse — 14 décembre 2014
Man Utd/Liverpool : RVP d'humeur chambreuse
Man Utd/Liverpool : RVP d'humeur chambreuse

Ce Man United/Liverpool tourne en faveur des Red Devils 3-0. Inefficace devant et toujours aussi faible en défense, Liverpool plonge dans la crise. Analyse.

Ce Man United/Liverpool s’est joué en 25 secondes en fait. Adam Lallana trouve Sterling en profondeur, mais le seul bon joueur offensif de Liverpool cette saison butte sur De Gea, comme il le fera beaucoup au cours de ce match. Une minute plus tard, l’ami Valencia se joue d’un petit pont téléphoné d’Allen et Lallana. Mais son centre en retrait est intelligent : il trouve Rooney qui ouvre la marque (1-0, 12e) d’un plat du pied des familles. Le match a vrillé. Tout le bon pressing de Liverpool part en cacahuètes. Derrière, Manchester United contrôle le milieu de terrain. Pourtant, Fellaini, ce n’est pas Iniesta et ça se saurait.

Le problème, il est là au milieu justement. Steven Gerrard n’a plus les cannes pour aller au pressing, mais défend avec la hargne. Henderson a la caisse mais doit assurer ses arrières et ne pas trop exposer Gerrard. Puis il y a Joe Allen. On ne comprendra vraiment jamais ce que Brendan Rodgers lui trouve de si extraordinaire, au point d’en faire un cadre. Dans tous les grands matchs, le Nord-irlandais se sent obligé d’aligner le milieu gallois. Ce dernier présente bien des qualités de passeurs, mais il n’est jamais décisif, il est freluquet et son volume de jeu est limité. C’est lui qui se prend un petit pont enfantin sur l’ouverture du score d’ailleurs.

Man Utd/Liverpool : Balotelli frustré

Par ricochet, ce milieu si faible, permet à United d’être relativement en contrôle. Fellaini impose son physique. Rooney, dont on ne vante pas assez la technique, a la main sur le manche « contrôle de mon équipe » et donne le tempo de la rencontre.

De Gea irréel

Liverpool n’a rien à se mettre sous la dent. En fait, on a l’impression que le danger ne peut venir que de Sterling. L’Anglais a eu trois occasions en première mi-temps. Rn angle fermé, deux fois, il se heurte à De Gea puis une tête (42e) molle finit dans les gants de l’Espagnol. Manchester United ne force même pas et double la marque. Sur un centre de Young dévié par Robin Van Persie, clairement, Juan Mata est hors-jeu mais double la mise (40e) de la tête. L’arbitre assistant ne signale rien. Normal…

2-0 à la mi-temps. Comme d’habitude, Rodgers n’a pas de plan B et attend la pause pour changer son équipe. Balotelli entre en lieu et place de Lallana. Sterling a une nouvelle occas’ après une passe en retrait de boulets signée, sans surprise, Jonny Evans. Mais Sterling se heurte encore à De Gea.

Décidément, De Gea est chaud-cacao : il détourne d’un super réflexe une frappe à bout portant de Balotelli qui a bien les boules parce que son geste est parfait ; parce qu’avec Mignolet ou un autre dans les cages, il aurait marqué. Mignolet, mis sur le banc après une série de loupée pour ce choc. 

Son remplaçant, Brad Jones en prend un troisième : Contre-attaque, Mata pour Rooney, relance plein axe de Lovren pour Mata, Mata qui sert Van Persie et finit le travail (71e), alors qu’il n’avait rien fait, ni montré jusque là. Voilà tout de même Liverpool humilié par son ennemi juré. 

Il pleut. Des torrents de pluie descende des tribunes. Old Trafford déverse, lui, un « You will be sacked in the morning » (Tu seras viré demain matin) à l’intention de Brendan Rodgers. Rodgers, ce dimanche, est bien dans la merde. 

Paul Basse

Fondateur d'Offside ! Spécialiste de Chelsea FC. Grand amateur de Vine.

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