Le site 100% foot anglais en direct d'Angleterre

Parti-pris : Liverpool s’est renié

Brendan Rodgers a profondément remanié son équipe contre le Real Madrid mardi (défaite 1-0) en vue du choc face à Chelsea samedi. Une tactique qui va à l’encontre de l’histoire et de la tradition d’un club.

Paul Basse — 5 novembre 2014
Brendan Rodgers : Le choix qui fait polémique
Brendan Rodgers : Le choix qui fait polémique

Brendan Rodgers a profondément remanié son équipe contre le Real Madrid mardi (défaite 1-0) en vue du choc face à Chelsea samedi. Un choix qui va à l’encontre de l’histoire et de la tradition d’un club.

Evidemment, le pari de Brendan Rodgers était impossible à tenir. Raheem Sterling, Philippe Coutinho, Mario Balotelli, Glen Johnson, Steven Gerrard et Jordan Henderson étaient tous sur le banc face au Real Madrid. Pari ? non, corrigeons, il s’agit davantage d’avoir laissé filer un match de Ligue des champions face au champion d’Europe à Santiago Bernabeau. Oui, Liverpool, par le biais de son entraineur, a décidé de renoncer avant même d’avoir joué. C’est simple, pour Rodgers, il s’agissait de mettre son équipe dans les meilleures conditions avant le choc à domicile face à Chelsea samedi, moins comme il a évoqué que de sanctionner ceux responsables de la déroute (1-0 à domicile) contre Newcastle.

Drôle de choix donc quand on s’appelle Liverpool de faire l’impasse, parce que ce n’est pas dans l’ADN des Reds de ne pas se battre, même si l’équipe en face a l’air plutôt costaud, plus en confiance, plus talentueuse. Non, Liverpool, c’est aller les mains dans le cambouis, se jeter dans la boue pour rafler quelque chose même si tout parait désespéré. Liverpool et le football en général, ce n’est pas renoncer face à un opposant supposé plus fort que soi. Pourquoi alors les 17 équipes de Liga, si on met à part Barcelone et l’Atletico, semaine après semaine ne déclare pas forfait contre le Real ? Parce que c’est la base et la magie du football que de toujours rêver à un exploit. Et, à vrai dire, il est toujours plus noble de perdre après avoir tout donné, que de préparer la défaite.

Samedi, la pression sur Brendan Rodgers

L’illusion n’a duré que 27 minutes, le temps pour Karim Benzema de signer son 41e but en 68 matchs de Ligue des champions. Le temps de jouer comme une petite équipe, retranchée derrière. On ne dit pas qu’ils n’ont pas été vaillants, ils se sont battus. Certains comme Moreno ou Lucas ont même plutôt bien tenu leur rang. Mais, Liverpool a paru très faible collectivement et inoffensif, et c’est le problème quand on connait le passé de ce foutu maillot Red. 0 tir en 45 minutes, 4 au total : c’est un peu indigne du standing, du costume, du blason et de l’histoire. Liverpool peinait à sortir de sa moitié de terrain, et courrait en toro derrière Kroos et Modric, injouables balle au pied. Triste.

Ok, Liverpool a tenu pendant 90 minutes sans se montrer pathétique, compte-tenu de l’équipe bis alignée. Mais avançons quand même que le Real a été serein, même pas un poil attaqué. Derrière Casillas, Ramos et Varane ont géré les affaires courantes sans trop s’essouffler ; devant, Cristiano Ronaldo obsédé par le record de meilleur buteur de l’histoire de la Ligue des champions a déjoué.

Mario Balotelli n’a même pas foulé la pelouse de Bernabeu. Cette fois, on ne parlera pas de lui. Davantage de Brendan Rodgers et de son choix de capituler. Le Nord-Irlandais a choisi de faire l’impasse sur cette rencontre face au Real Madrid. La suite, elle s’appelle donc Chelsea. Il va falloir montrer beaucoup de choses, autre chose que ce qu’on a vu au Bernabeu, pour tenter de l’emporter, et lancer la saison. Parce que perdre à Madrid puis à Anfield contre la formation de José Mourinho et c’est la grosse remise en question assurée. Après avoir tout fait pour bien préparer ses retrouvailles avec Chelsea, 6 mois après que le club londonien l’ait privé du titre, Brendan Rodgers aura l’air très fin en cas de défaite.

Paul Basse

Fondateur d'Offside ! Spécialiste de Chelsea FC. Grand amateur de Vine.

Vous Aimerez Aussi