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Arsenal : Encore une claque !

Oui, il y avait des blessés. Mais c’était pareil pour Dortmund et ça n’explique pas la déroute (2-0) qui aurait pu être lourde au score. Billet dur.

Paul Basse — 17 septembre 2014
Le fiasco d'Arsenal
Le fiasco d'Arsenal

Concrètement, ce match d’Arsenal contre Dortmund était très moche pour ceux qui soutiennent la cause rouge et blanche. Dès le début, c’était du déjà vu, on sent la claque monter. Il faut un but pour que ça se ressente vraiment sur la joue. Bim ! : c’est venu juste avant la mi-temps, comme implacable, comme attendu, prévisible comme un Columbo par un déboulé de Ciro Immobile qui fait du court-tout-droit et plante les Gunners en plein coeur devant un Koscielny les fesses sur la pelouse, qui laisse filer l’Italien.

Avant le match, ok, Arsenal était diminué par les blessures. Mathieu Flamini est out, même pas sur la feuille de match. Calum Chambers est malade et sur le banc. Deux indisponibilité qui s’ajoutent à celles de Debuchy, Walcott, Monreal, Diaby, Sanogo, Giroud. D’accord. Mais en face. Dortmund peut aussi chouiner. Parce que Gundogan, Reus, Hummels -entre autres- sont absents. Pas des boulets, plutôt des cadors ces joueurs-là. Au fond, toutes les saisons sont les mêmes, parsemées de blessures et de joueurs cadres sur le flanc, à remplacer.

Et c’est un Borussia diminué qui pourtant attaque avec envie, mange dans les duels les hommes d’Arsène Wenger qui compte sur Mesut Ozil, Aaron Ramsey, Jack Wilshere pour réussir une perf’ : au moins un nul vaillant à l’expérience. Danny Welbeck se loupe sur l’un des rares contres bien mené par le vainqueur de la Cup 2014. Si Arsenal avait marqué, on aurait trouvé ça cher payé pour Dortmund qui tenait le match fermement au Westfalenstadion. Arsenal a les armes pour au moins lutter, pas pour finir à cinq tirs et un seul cadré. Ils n’osent pas, commencent comme presque toutes les grandes affiches tout petits bras. Quand ça tangue généralement en football, on s’appuie sur le collectif ou sur ses cadres. Mardi soir, ça n’a été ni l’un ni l’autre.

Les vraies failles d’un effectif

Ozil n’est même plus à côté de ses pompes. Ca en devient tout à fait inquiétant de ne plus peser sur le jeu de son équipe comme ça avec autant de talent dans les pattes. Ce n’est pas pour rien que Wenger fait le ménage à l’heure de jeu et éjecte l’Allemand et Ramsey -tout aussi transparent- du terrain au profit d’Oxlade-Chamberlain et Cazorla. Ox d’ailleurs qui doit attendre son heure patiemment. Il n’est pas moins bon qu’un autre, mais il ne fait que des bouts de match.

La défense a été remaniée aussi. Certes. Mais finalement, c’est le petit Hector Bellerin qui s’en est sorti le mieux. Koscielny, Mertesacker et Gibbs, ceux qui ont de la bouteille, ont explosé alors qu’on attendait de l’autorité, de la fermeté. Mais au fond, les failles d’un effectif qualitativement déséquilibré et quantitativement pas assez fourni, se voient au grand jour. C’est parce qu’Arsenal n’a pas recruté un cador en défense pour sécuriser l’arrière qu’elle se retrouve comme la saison dernière ridiculisée face à une équipe comptant des joueurs offensifs de classe (City, Liverpool, Chelsea, Dortmund ce soir). C’est aussi parce que devant, un roublard, un attaquant racé à qu’il faut une occasion pour la mettre au fond – qui ne fait ça après un contrôle fabuleux– n’est pas là. C’est aussi parce qu’au milieu Arteta -qui portait le brassard- a tout raté et qu’il fallait peut-être aller chercher une sentinelle vraiment joueuse et régulatrice du jeu. Arsenal pouvait s’en prendre ce soir 4, 5 ou 6. Dommage mais à croire que l’équipe d’Arsène Wenger s’habitue aux baffes.

Paul Basse

Fondateur d'Offside ! Spécialiste de Chelsea FC. Grand amateur de Vine.

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