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Liverpool: Balotelli revient et c’est très bien

Mario Balotelli va signer à Liverpool contre un chèque d’un peu moins de 20M€, hors bonus. 18 mois après son départ de Manchester City vers l’AC Milan, l’Italien retrouve l’Angleterre. Une bonne nouvelle pour les Reds en quête d’un attaquant supplémentaire, et pour la Premier League : l’un des derniers joueurs charismatiques est de retour.

Paul Basse — 21 août 2014
Mario Balotelli - Crédit : Puma
Mario Balotelli - Crédit : Puma

Mario Balotelli va signer à Liverpool contre un chèque d’un peu moins de 20M€, hors bonus. 18 mois après son départ de Manchester City vers l’AC Milan, l’Italien retrouve l’Angleterre. Une bonne nouvelle pour les Reds en quête d’un attaquant supplémentaire, et pour la Premier League : l’un des derniers joueurs charismatiques est de retour. [hr style= »dotted »]

Dans les heures qui viennent, Mario Balotelli va s’engager avec Liverpool. L’attaquant italien l’a confirmé lui-même à Sky Italia : « Aujourd’hui marque mon dernier jour à Milan ». Drôle, fou, attachant, agaçant : Super Mario est pluriel. Car avec lui, rien n’est dans le demi-mesure, quand on l’écoute ou qu’on le voit jouer. Balotelli nous sort de cette langue de bois, de ce carcan de joueurs polissés. Il représente un peu de vie, au moins.

On le disait, LFC a besoin d’un buteur, ne serait-ce que pour compenser le départ de Luis Suarez à Barcelone. Brendan Rodgers a donc porté son choix sur l’avant-centre de l’AC Milan. L’ancien numéro 45 de Manchester City, 24 ans, sort d’une saison tout juste bonne même si beaucoup attendait mieux que 14 buts et 7 passes décisives en 30 matchs de Serie A et surtout qu’une huitième place au classement final. Mais il a appris en Italie. D’abord en dépassant son meilleur total de buts en championnat, mais aussi en semblant plus posé dans sa vie. Fiancé et père, le temps où il mettait le feu à sa salle de bain à cause de feu d’artifice semble (trop) loin. Balotelli n’en reste pas moins toujours aussi indiscipliné sur le terrain avec 15 cartons jaunes récoltés en 41 matchs la saison passée. Au Mondial, dans la déroute de l’Italie, éliminé au premier tour, il aura agacé les cadres du vestiaire, sans que l’on sache s’il aura été le bouc-émissaire d’une génération sur la fin ou le symbole par son indiscipline d’une équipe faible dont il aura été le buteur une seule fois en trois matchs.

Rodgers : « Balotelli a toutes les qualités »

Cela fait partie du jeu, ce grand bluff du mercato : Brendan Rodgers avait démenti avec vigueur début août l’arrivée de Super Mario. Mais il n’y a désormais que peu de doutes : Balotelli sera son buteur. « Il a toutes les qualités. Il fait 1,90m, il est rapide. Son toucher de balle est fantastique, et il peut marquer des buts. Il est aussi très jeune », disait-il début août avant son démenti catégorique. Rodgers n’a pas fait le choix le plus consensuel. Il sait trop bien que Mario Balotelli obsède la presse en Angleterre. Chacune de ses sorties, chaque carton jaune, chaque but, tous ses faits et gestes sont décortiqués et analysés dans les journaux, à la radio et à la télévision. Le joueur est charismatique, fait vendre, agace, séduit. Mais comme toujours son potentiel prend le dessus sur tout le reste à l’heure du recrutement : « Si sa concentration est là et qu’il mène la vie d’un grand joueur, alors il peut jouer pour n’importe quel équipe au monde », soulignait l’entraineur de Liverpool.

Mario balotelli

Le style de jeu du vice-champion d’Angleterre a en tout cas tout pour lui convenir. Le jeu long de Steven Gerrard offre la possibilité au buteur d’utiliser sa vitesse. Les déplacements et la percussion d’un Sterling, lui créeront des espaces. Daniel Sturridge se régalerait à tourner autour de lui. Sur le terrain, il sera dans les meilleurs dispositions, pour permettre à Liverpool de jouer les premiers rôles. Mais Balotelli a la clé, et c’est bien ça le schmilblick. On ne sait à quoi s’attendre à Anfield. Verra-t-on le boudeur-frondeur ou le joueur majeur auteur de 12 buts en 13 matchs de championnat lors de ses six premiers mois à l’AC Milan ? Qu’on se le dise, impossible de savoir. Balotelli est trop imprévisible. Brendan Rodgers a toujours su tirer le meilleur de ses joueurs qu’ils s’appelent Sturridge, Suarez, Sterling, Henderson ou même Flanagan. Avec Balotelli le challenge est encore plus difficile. José Mourinho, Roberto Mancini, Massimiliano Allegri n’ont jamais réussi à faire de lui sur la durée un attaquant prolifique, concentré et discipliné.

Les supporters de Manchester City se souviennent sans doute de ses sautes d’humeur ou de concentration. Il y a eu des cartons rouges stupides (4), de l’embarras autour d’un joueur qui n’arrive pas à mettre sa chasuble et ses prestations quelconques parce que l’Italien n’était pas prêt à tout donner. Mais il y a eu son doublé lors du Why Always Me à Old Trafford, sa prestation en finale de FA Cup (2011) qui lui a valu d’être homme du match, et cette passe décisive au bout du temps additionnel pour Sergio Aguero lors de la conquête du titre en 2012.

Ironie de l’histoire, c’est à l’Etihad Stadium, lundi prochain que Mario Balotelli devrait effectuer ses grands débuts avec Liverpool. Les supporters des Sky Blue ont toujours eu une certaine tendresse pour lui. Passé chez un rival, en sera-t-il de même ? En tout cas, à l’heure de dire au-revoir à Milan, le futur Red a eu un mot particulier pour Giampaolo Pazzini ce jeudi. En aparté, il a glissé à l’attaquant : « C’est bien maintenant, tu vas pouvoir jouer un peu plus ». On a hâte de revoir Balotelli en Premier League.

Paul Basse

Fondateur d'Offside ! Spécialiste de Chelsea FC. Grand amateur de Vine.

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