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Coupe du Monde : Le problème Wayne Rooney

Contesté après après sa performance quelconque face à l’Uruguay, Wayne Rooney est menacé. A Roy Hodgson de décider avant le match décisif contre l’Uruguay

Paul Basse — 16 juin 2014
Crédit Hasegawa Takashi
Crédit Hasegawa Takashi

Dedans et dehors. Au concert mais au balcon, pas dans la fosse. Wayne Rooney est dans un entre-deux depuis que Roy Hodgson l’a placé à gauche de l’attaque anglaise : ni incontournable, ni joueur d’équipe. On l’a vu face à l’Italie, en dépit de sa passe décisive : il n’a pas su à 1-2 remettre son équipe à hauteur. Le natif de Liverpool est très inconfortable dans cette position. Parce qu’il ne veut pas y jouer et comme l’a rappelé, fort justement Paul Scholes, ses meilleures années semblent derrière lui.

En clair, le Rooney capable de cavaler en aller-retour, chien sur tous les ballons et au pressing, a vécu. La faute au physique défaillant, d’un garçon jamais vraiment enthousiaste à l’idée de soulever de la fonte à la muscu et confiant quant au fait que le football est avant tout une affaire de jeu.

Est-il indispensable ?

A sa décharge, on peut se demander pourquoi Roy Hodgson le place dans une telle situation. Sans trancher, il prend le risque d’insister, et de conforter dans le doute celui qu’il juge comme son élément-clé. Tout comme il parie sur une embellie. Emmerdé, il l’est, parce que Sturridge et Sterling ont prouvé face à l’Italie qu’il sont performants et légitimes respectivement dans l’axe ou en (faux) numéro 10, les deux postes convoités par Rooney.

Nuançons quand même : de n’importe quelle position, le joueur anglais le plus doué de sa génération peut renverser une situation. Le déclic peut venir…mais quand ?

Car l’urgence du résultat, après la défaite face aux Azzurri, et le match à la vie, à la mort contre l’Uruguay (Jeudi), lui commande de faire un choix clair. Décaler Sterling ou Sturridge à gauche (postes auxquels ils ont évolué a Liverpool) et remettre Rooney dans l’axe, dans des conditions optimales pour sa confiance (« je compte ») et son jeu (« je peux marquer et sauver mon équipe ») ; ou placer le Mancunien sur le banc.

Au delà du poste, la vraie problématique est de savoir si le 11 anglais doit être construit autour de Wayne Rooney en le plaçant dans les meilleures conditions. En a-t-il moyens ? Le pari n’est-il pas trop risqué ? Son remplaçant Ross Barkley a-t-il les épaules ? Les questions sont là. Il y a 10 ans, à ses débuts fracassants à l’Euro 2008, il était l’avenir. Il est peut-être aujourd’hui le passé.

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Crédit : Hasegawa Takeshi/Flickr

Paul Basse

Fondateur d'Offside ! Spécialiste de Chelsea FC. Grand amateur de Vine.

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